‹ Mélanges numismatiquesChapitre 38 sur 109 · D'OR D'ATHENES · texte numérisé non relu

D'OR D'ATHENES

de monnaie d'or qu'il pûl avec cer- I). Avec SB critique pénétrante et a& e1 )égisliileur de la numismatique nage des auteurs plus ancieus que vu, dans divers musées, des m'onesL son scepticisme que la pièce Qlascow, qui venait d'être publiée urlanl bien authentique, ne lui inspire pas coniiance, et il réserve son Jugement jusqu'à ce qu'il ait pu voir l'original même. A la vérité, ajoute-t-il, Aristophane, dons sa comédie des Grenouilles, park' d'une monnaie d'or albénienne, mais c'est par ironie, et le contexte prouve qu'en réalité cette monnaie n'existait nullement. Le scoliasle d'Aristophane, dans les Chevaliers [Z), fait aussi allusion & des monnaies d'or d'Athènes qui auraient été frappées avec l'or entrait des mines du Launum. Or, dit Eckhel, il est évident que le scoliasle se trompe, puisque les mines du Ltturium n'ont jamais fourni que de l'argent. Après cette enqufile, ajoute le savant viennois, on ne me reprochera pas de rejeter l'autorité de Pollux qui fait aussi allusion à des monnaies d'or athéniennes (4j. Les autres témoignages do l'antiquité relatifs à la monnaie d'Albènes sont unanimes à

(1) Eckhel, Doetr. num. r«. t. II, p ?06.

(2] Combe, Musée Hunter, préf. p. 9.

l3) Eckhel renvoie aui scolie» i]u vers 1091 ; ce sont en résilié les scoImi du Ter» 1093. Voyez Scolia graeca in ArUtophantm, éd. Kdot, p. 70. (4) Pollui, IX, 53.

ne citer que des pièces d'argent et de bronze, et ( allusion à des pièces d'or, il est clairement in( git de monnaies étrangères, comnae les dariques les lampsacènes, qui avaient cours h Athènes. '. cydide (II, 13), à roccasioa des malheurs de Péloponnèse, voulant apprécier la réserve l'Etat, dit qu'elle consistait en six mille ti monnayé et en cinq cents talents d'or et d'argt ce passage donne à entendre implicitement qu' d'or monnayé.

Lorsqu'il écrivit son grand ouvrage sur I^s n nés, Beulé dut reprendre la question, en mettant mcnts nouveaux que le temps avait petit h petit a consacré un chapitre entier à la monnaie d'c Après s'être donné le plaisir de railler Eckhel de tique, Beulé annonce qu'au moment où il écrit, plus permis : Athènes a monnayé l'or, et toutes le lections de l'Europe possèdent des exemplairi nayage. Il s'agit donc pour Beulé, moins d'affirni de déterminer la valeur des monnaies d'or et d'eU nés et l'époque où elles ont été frappées. Selon pièces se classent & des époques successives d'.^thènes; elles resteront, sans doute, toujours ses, mais il ne doute pas que les lacunes encore qu'on est forcé de constater dans la suite chr ce monnayage de l'or, ne parviennent & être co découvertes de l'avenir, a II y a, dit-il, des échai les les époques, du siècle de Pisistrate, du siècl du siècle d'Alexandre; il y en aurait même de p siècle d'Alexandre appartenant au nouveau style de ce principe, Beulé applique à l'or la classiflca gique qu'il a établie pour l'argent, « car, dit-il,, ui cère que l'art grec ne pouvait avoir deux sys même temps et dans la même branche de l'art. • La théorie de Beulé a été adoptée sans conti

(1) Baulë, Monnaie! d'Alhentt, p. 64^65; t. auaù ce que di dans la Revui ntimiimatigue, nouv. aér. t. V[|[ (1863) p. ITf

savants, notamment MM. Moramsen (1), Fr. Lenormanl (2) et Fr. Hultsch (3). Mais aujourd'hui, elle ne paraît plus avoir le môme crédit. Dans la remarquable introduction qu'il a placée en tête de son catalogue des monnaies de TAttique du musée britannique, M. Bafclay V. Head n'admet que deux ou trois époques dans le monnayage de l'or et de Telectrum à Athènes : il regarde comme probable Tatlribution à Athènes de monnaies d'electrum dès le début du monnayage, au commencement du vi« siècle; il place une émission de monnaies d'or en l'an 393 avant notre ère, sous l'administration deConon;la troisième enfin est de Tan 87-86, lors de l'alliance des Athéniens avec Mithridate. Nous sommes loin, comme on le voit, de Téparpillement chronologique proposé par Beulé ; c'est un grand point d'acquis, mais n'y a-t-il pas lieu d'atteindre encore à plus de précision et de déterminer plus nettement les circonstances dans lesquelles ce monnayage de l'or s'est produit? C'est ce que je me propose d'examiner ici.

On est généralement d'accord, depuis Beulé, pour attribuer à Athènes une hecté d'electrum, de flan épais, qui porte pour type une chouette de profil à gauche ; le revers est occupé par un carré creux partagé par des lignes diagonales en relief. Nous connaissons environ une dizaine d'exemplaires de cette petite médaille du commencement du vi* siècle : leur poids s'échelonne, suivant le degré de conservation, entre 1 gr. 44 et 4 gr. 29 (4).

La chouette qui forme le type de cette monnaie, remarque Beulé, rappelle tout à fait par son style les pièces d'argent du

) Mommsen, Hist. de la monn. romaine^ t. \, p. 78.

Fr. Lenormant, La monnaie dans l'antiquité, t. I, p. 178. ) Fr. Hultsch, Griech, und rœm. Métrologie (2* éd.) p. 223.

Cette médaille est tigurée dans Beulë, p. 19, et dans Barclay V. Head, At- ^' pl. I, 1 .

temps de SoIod; elle est, comme sur ces dernières, lournée k gauche, tandis que plus lard la chouette est presque constamment à droite. Puis, après avoir formulé quelque hésitation dans son attribution, i cause de la forme du carré creux du revers, Beuté se rassure en s' appuyant sur l'autorité de savants tels que Boeclch et Ch. Lenormanl, et sur l'exemple des cabinets de Paris, de Londres, de Turin, ob la pièce en question est classée à Athènes. 11 l'attribue au siècle de Soloa et de Pisistrate (1). De là des rapprochements du genre de ceux dans lesquels Beulé excelle, entre l'émission de cette monnaie et les relations de Solon avec Crésus, le voyage d'Alcméon à la cour du roi de Lydie, le goût de Pisistrate pour la magaiâcence et sou désir d'imiter Crésus qui avait fait frapper des monnaies d'or, l'éclat plus grand donné au nouveau système monétaire de Solon.

Examinons la monnaie en question au double point de vue du métal et du type. Beulé la dit en or, tout en reconnaissant que cet or est d'un titre très faible. Il hasarde même l'étonnante réOesion qui %uit : ■ On remarquera, dit-il, combien la couleur et la nature de l'or sont différentes sur cette monnaie et sur les monnaies des siècles suivants. Elle est p&le comme le prétendu electrum, et peut-être la quantité d'argent l'emporte-t-elle sur la quantité d'or dans ce mélange... Les villes les plus riches altéraient l'or à un point k peine croyable. » (3) Si M. Mommsen n'avait pas donné la sanction de sa grande autorité à l'opinion de Beulé i-elative & la monnaie qui nous occupe (3), je considérerais comme superflu de réfuter le passage que l'on vient de lire. Ce que Beulé appelle le prétendu electrum et qui ne serait que de l'or blanchi par une opération frauduleuse, n'est autre chose que l'or blanc d'Hérodote (xpwoàç Xeuxi;), que louroissaient naturellement les sables du Pactole et les mines du Tmolus, et qui a servi à fabriquer notamment les monnaies de Lydie et celles de Cyzique. Les anciens n'étaient

(I) Beulé, Monnaiet d'Alhénet, p. 65; cf. Boeckb, Die StaaUhaïuhaltung > Aiktner. l. I, p. M (2- Al.).

(S) Beulé, op. cit. p. 66. note.

(3) Mommaeii. Hial. de ia tnonnaie romaine, t. I, p. 73.

point aussi naïfs que veut le croire Beulé : la monnaie d'electrum circulait pour de Velectrum et non pour de Yor pur. Nous savons parfaitement aujourd'hui quelle était la valeur relative de Telectrum par rapport à l'or. Le statère d'electrum de Cyzique, par exemple, du poids de i6 gr. 45, n'avait, dans le commerce, que la valeur d'une darique d*or pur de 8 gr. 40. On compte, d*après les analyses chimiques du duc de Luynes et les recherches toutes récentes de MM. K. B. Hoffmann, Greenwell, Percy Gardner et Barclay Head (\) que dans Telectrum des cyzicèneSjil y a seulement environ 46 pour 100 d*or, c'est-àdire un poids d'or de 7 gr. 58, et 54 pour JOO d'argent, soit un poids d'argent de 8 gr. 85. La valeur relative de Tor et de l'argent était, il est vrai» livrée aux fluctuations du commerce et de la production, mais ses variations ne sont pas bien considérables, et Ton peut admettre, d'une façon générale, qu'à Athènes, au IV' siècle, le poids d'argent de 8 gr. 85 équivalait à gr. 64 dor. En additionnant gr. 64 avec le poids d'or effectif, 7 gr. 58, on obtient, à peu de chose près, le poids exact de la darique. Ainsi calculait-on, et jamais, dans Tantiquité, une pièce d'electrum ne fut admise dans la circulation commerciale pour une pièce d'or du môme poids.

D'ailleurs, il est reconnu par tous at^ourd'hui que le métal de la monnaie attribuée à Athènes est non de l'or frauduleusement altéré, ce qui n'a jamais existé dans la monnaie antique, mais de Telectrum au même titre que les cyzicènes. Son poids est identique à celui des hectés de Cyzique même, et des autres monnaies d'electrum qui alimentaient, au vi* et au v* siècle, le commerce de la mer Egée (2). Ce poids, comme Ta reconnu M. U. Koehler (3), représente le sixième du statère euboïque,

(1) Hoffmann dans Numismatische Zeitschrift^ t. XVI. p. 1 et suiv, (Vienne, 1884) ; Greenwell, Electrum coinage of Cyziciis, p. 15 et suiv. ; Percy Gardner, The exchange'Value of Cyzicene Staters dans Isum. chronicle, 1887, p. 185 à 190: B. Head, Electrum Coins and their spécifie Gravity, dans Num, Chronicle, 1887, p. 277 â 308.

'"!j Greenwell, Electrum coinage of Cyzicus, p. 123. n®» 165. 166; Head, i ectrum coins and their spécifie Gravity, p. 14 et pi. XI, n* 45 et suiv. ; cf. I 18, n" 70 et suiv. (Extrait du Numism. chronicle, 1887).

3) Mictheilungen des hais, deutsch. Instituts in Atfien^ 1884, p. 359,

le tiers de la drachme, et il ne concorde r appelle l'onciea syslèmc allique, qui proi par tiers dans l'établissenient de ses d admettre qu'au début de son monnayage, cle, était depuis longtemps le centre d'ui ble, a émis de la monnaie d'electrum, su des grandes villes de l'ile d'Ëubée? M. U gné de le croire; il conclut qu'il est po d'electrum ait été frappée à Athènes av pias, et il appuie son opinion sur le ty porte la pièce, et sur le lieu des trouvai trum en question ayant été trouvées en ê et M. Head après lui, que du moment qi villes d'Bubée, comme Cbalcis et Erétrif naies d'electrum, rien ne s'oppose à ce ment participé à ce monnayage.

En ce qui concerne le lieu des Irouvail d'argument dans le cas présent (1) et l'i pièce d'electrum l'argument que M. In rieusement Tail valoir contre l'attribution d'argent anépigraphes qui, daus Beulé monnayage athénien. Bien que ces pièi trouvées en Atlique, il est aujourd'hui ( de l'Eubée (2). Il en est de ces monnaie d'argent au type du Pégase, qu'on o long syracusains, parce qu'on les rencontre s délînitivement établi que ce sont des p l'Acarnanie ou de l'Italie méridionale, merce, La présence des pièces d'argent i champs do l'Attique prouve que ces r Athènes et rien de plus. Elles y étaient re comme le seront plus tard les statères d( que, de Phocée, dont il est si souvent fait criptions de l'Attique.

(1) N'a-t-OD pas bumi trouvé en Altique de non Cynqu*. par eiemple! Voyez Oreanvell, EUctrum

(S) Imhoof Blumer, Le système monétaire eubot Société de numitmati^ue, » (lim. 1882, p. PO, 10!

Le type de la chouette lui-même, qui figure sur notre monnaie d'electrum, ne constitue pas un argument bien solide pour établir qu'elle a dû être frappée à Athènes. Cette chouette est tournée à gauche, tandis qu*elle devrait regarder à droite ; son style n'a Tien de commun avec celui des pièces sûrement athéniennes; enfin, cette même chouette et ce même earré creux se constatent sur un didrachme et une obole qui, de Tavis de tous aujourd'hui, sont de TEubée (4). Sans nous arrêter à l'opinion de M. Barclay Head, qui a proposé de classer ces pièces d'argent à AthensB Diades ('Â6Y)vat cd AiàSeç), ville de la pointe septentrionale de File, fondée par une colonie d'Athéniens (2), j'ai hâte d'arriver à Tattribution plus acceptable, récemment formulée par M. T. Jones. Cet érudit a fort ingénieusement remarqué qu'on donnait le nom de XaXxtç à une espèce particulière de chouette, dont le plumage est couleur de cuivre (xaXxé;) L'oiseau yjiîhi.li; est mentionné notamment dans ce passage de riliade (xiv, 290) :

"Opvtôi Xtf upt) èvaXt'YXtoç, "îivT' èv îpeaaiv XaXxiSa xixXiPiGxouai Oeoi, âvBpsç Se xùiJLivStv.

« Pareil à l*oiseau criard qui habite les montagnes

Et que les dieux appellent x^^-^^*i I^^ hommes xùfjLivStç. »

Dans les scolies de ce passage, le mot xaXxiç est donné comme synonyme de y^auÇ; Suidas le définit de môme : XaXxfç, eiSo; cpviou ^ Y^*^Çi ®^ ^® scoliaste d^Arislophane lui donne le même sens (3). M. Jones attribue donc le didrachme dont il s'occupe àChalcis d'Eubée, puisque la chouette fut, à Torigine, le type parlant de cette ville. On trouve de même le phoque sur les monnaies de Phocée, la grenade sur celles de Sidé, la pomme sur celles de Mélos, la rose sur celles de Rhodes, Pan sur celles de Panticapée, le crabe sur celles d'Acrugas, le coq sur celles

(1) Imhoof-Blumer, Le système monétaire eubotquet loc. cit. p. 103.

2) Barclay V. Head, Catalogue of greek Coinsj Attica^ Introd. p. xii; Central 6 eece^ pi. xxiv. 18, 19; Hist. numorum, p. 302. Sur Athense Diades, voir U. fi ihler, Delisch und atlische Bund, p. 196.

3) Scol. in Aristoph. Aves^ vers 261 (éd. Didot, p. 2 16).

d'Himera (^piépa), le persil sur celles de Sélinonte^etc. Ajoutons encore, comme exemple de type parlant, les monnaies de Velia en'Lucanie, au type du lion. M. de Witte a ingénieusement dé* montré que le lion est le symbole ethnique des Véliates, leur ville s'étant originairement appelée Helea, et le mot iXsii^nQç signifiant undion^ d'après un sens spécial signalé dans le Grand étymologique (1).

Les arguments de M. Jones, en ce qui concerne le didrachme et Tobole au type de la chouette, peuvent, selon nous, s*appliquer de point en point à notre hecté d'électrum : il nous semble que cette pièce doive être déQnitivement classée àChalcisd'Eubée ; et outre le rapprochement du type de la chouette avec le nom de yjCkfX^^ il ne sera pas superflu d'ajouter que, d'après une tradition recueillie par Strabon (x, p. 447), la ville de Ghalcis prétendait avoir été fondée avant la guerre de Troie par une colonie ionienne venue d'Athènes sous la conduite de Pandore, fils d'Erechthée ; après la guerre de Troie, Cothos conduisit à Ghalcis une seconde colonie d'Athéniens. Athènes et Ghalcis ayant une parenté d'origine, il n'y a rien d'étonnant à ce que les deux villes aient eu les mêmes traditions mythologiques et les mêmes types monétaires au début; des faits analogues sont si fréquents dans la numismatique grecque qu'il serait superflu d^en énuméror des exemples.

Rappelons enfin que Ghalcis, comme Erétrie, eut positivement, à l'origine, un monnayage d'electrum dans le système des stalères de Gyzique. On lui attribue avec certitude des pièces d'electrum qui ont, au revers, un carré creux identique à celui de rhecté qui nous occupe; le poids est le même aussi; le type seul est difl'érent : c'est un aigle dévorant un lièvre (2 gr. 86), un aigle volant (i gr. 42) ou une roue à quatre rayons (4 gr. 40) (2).

L'hecté au type de la roue était, elle aussi, attribuée autrefois à Athènes. Beulé (3) parle encore d'une autre pièce d'or au

(1) J. de Witte, dans la Rûvue numismatique^ t. lU, 1838, p. 8.

(2) Brilish Muséum, Central Greece^ pi. xx« 1, 2, 3; Head, Uisi. numorum, p. 303; U. Koehler. MilnzfUnde auf Euboea^ dans les Mittheilungen d, arck deutsfih. Instituts su Athen, t. IX, p. 359.

(3) Beulé, Monnaies d'Athènes , p. 66 et suiv.

vec un carré creux au revers. Cette pièct ins le catalogue de la vente Welz de We] irait été détruite, suppose Beulé, parce qu lleobeim se seraient laissé inOuencer ps lia déclaré fausses toutes les monniiiesd'c

pièce d'or, ou plus sûrement d'electrun luthentique, elle doit être restituée à l'Ëi les pièces d'argent au type de l'osselet qi

aussi, jadis, placées à tort en tête du inoc

pouvons conclure à présent qu'Albënes n ilectrum : du moins, toutes les monnaie itlribuait Beulé, en les croyant en or altén aonnaies de l'Ile d'Eubée, comme les pièce t les mêmes types et que Beulé regarda ennes. La seule pièce d'electrum qu'on eu à Athènes è cause de son type de 1 ime de Gbalcis, dont la cbouette constitua

ue période de plus de deux siècles qui s'< Pisistratides à Alexandre, Atbënes necess 'être la cité la plus riche et la plusflorissan mmerce avait pris une extension extraord 1, partoutpopulaires àcause de leur bon al eursystème, étaient universellement reçue s, sur les côtes de l'Afrique aussi bien qi pe ou de l'Asie. Des inscriptions nombrei r abondait sur le marché d'Atbènes, mais (

:. eubofçue, ùp. cit., p. i<t3; Briliih Muteiin' t; Attica, Introd., p. xir, Head. HUtaria n\m

le cile toujours, b&lons-nous de le dire, sous la forme d'esj étrangères ou de lingots. On s'est étonné de ce fait; on refusé à admettre que la capitale commercialede I& Grèce i pas monnayé l'or. Beulé (I) trouve surprenant que sous l'a nistration de Conon et de Périclès, Athènes, si riche, fù pourvue de monnniosd'or; ilcroilquedes trouvailles ultéri» en ferool découvrir, en petite quantité toutefois, puisqu inscriptions de la fin du v' siècle qui muntionnent dans le tr du Parthénon, avec des lingots d'or, des cyzicënes, des sta de Phocée et de Lnmpsaque, ne parlent jamais de stu nttiques. Forcé de déclarer que le siècle de Périclès est le stérile en échantillons de monnaies d'or, Beulé dispers hasard, depuis lu fin du v siècle jusqu'à la mort d'Alcxnnd à la guerre Lamiaque, les quelques pièces d'or d'Athènes l'on connaît : il attribue un domi-stalère à Périclès, bien dans un discours que Thucydide lui prèle (2), Périclès n( parmi les trésors des Athéniens que de l'argent monnayé l'or en lingots; pour des raisons de style, il croit poi donner à l'époque de Philippe et d'Alexandre le slalëre, l'I et le quart de stalère. Athènes a encore frappé, selon lui, pièces d'or après la mort d'Alexandre pour ne pas se la dépasser en magnilicence par des généraux tels que Lysimc Ptolémée et Séleucus.

Fr. Lenormant n'est pas éloigné de partager complète l'avis de Beulé : il déclare qu'il y eut, bien qu'exceplioon ment, « une monnaie d'or athénienne, el l'on en possède, d des spécimens de diverses époques, qui rentrent tous da période dont je viens d'indiquer les limites », c'esl-à-dire '. du v« siècle et la plus grande partie du [V. (3)

Je crois que celte thèse est de tous points erronée. On déjà la combattre au nom de la doctrine monétaire de l'anliq en démontrant que le monnayage de l'or a été exclusiveme partir de l'invention de la darique, un privilège du roi de P

11) Monnaie! d'Atkenei. p. 67.

(B) Thucydide, II. 13; cf. P. Poucart, Lei Victoirei en or de rAcropoh le Butl. de Corr. hell.. «vril ))<88. p. ?83. (3) Fr. r^nornisnl, La mo'inaie daitt rAnliquitt, t. I. p. 178.

grecs et des chefs d'urmées, en Orient et dans les ins de la mer b^gée, avaient été habitués à la mon- 1 roi; il l'ut de même, plus tard, un privilège de lis de l'empereur dans le monde romain, d'or que l'on rencontre duns le monnayage autocîpal de certaines villes de l'Asie mineure, de la des autres contrées que baigne la mer Egée, ne nt qu'on pourrait le croire, une exception à celle aque toujours possible d'établir historiquement, B sont des monnaies frappées par des rois, avec des ,on bien des monnaies émises dans des moments de des chefs d'armée, des usurpateurs ; ou encore, et 'ésenle qu'à la basse époque, qu'elles sont frappées ['aux romains du temps de la République, à la lé le es d'Orienl. Nous ne parlons bien entendu que du } l'or pur et nous laissons de côté les monnaies d'estulëres d'or de Lampsaque, Cyzlque, Glazomène, , ne sont que des monnaies militaires frappées par grecs, lors de la guerre du Péloponnèse, dans les .les où ils séjournaient avec leurs troupes : ces géit la guerre dans des pays où l'on était habitué à riqued'ordans les transactions commerciales, et la lais étant, en général, d'une darique par mois, il ipper, pour solder ces troupes, une monnaie qui, e du grand roi, eût le même caractère régalien et ; la même faveur sur le marché public : plus tard omains neferontpas autrement. Quant aux iinciens lexandre, s'ils s'empressent de frapper de la moni pour bien al'Grmer qu'ils sont investis des droits lUS ne multiplierons pas, ici, les exemples qui Toborer celte doctrine : les cas de dérogation sonl 3rsque nous ne pouvons les expliquer hîsloriquepas téméraire d'admettre que c'est parce que les ts nous font défaut. Pour en revenir à .\lhënes, il 9 lieu de s'étonner de la rareté extrême du monr dans celle ville : c'est le conlraire qui serait Lthènos se conformait, comme toutes les autres rèce et de l'Asie, k lu doclrine monétaire de l'anti-

quité qui réserve aux généraux à la lële d.eleuri rois, le droit de monnayer l'or.

Les quelques monnaies d'or d'Athènes que 1' la confirmation éclatante de cette théorie. En le; en les groupant, on verra, au point de vue du : de la couleur du métal, de la parraite concord de la graduation normale des divisions, on ve: bien ona eu tort de disperser ces pièces dans i DU deux siècles : elles appartiennent toutes & la monétaire et sont de la même date.

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