‹ Mélanges offerts à M. Émile PicotChapitre 118 sur 320 · I. ]ù-nst Hcrmnnn, Dihl. Coi r., p · texte numérisé non relu

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succès à la chose dont l'anéantissement devait être le vœu de l'Impératrice comme c'était son intérêt. Ils m'ont assuré que lors de la discussion de ce point dans quelques jours,, on me donnerait satisfaction. Mais Votre Seigneurie peut se fier à moi : seul un secours effectif dans la guerre actuelle, un secours ne dépendant pas d'un événement ultérieur et encore moins de la simple crainte d'une guerre avec la Porte, peut me donner satisfaction... Je suis d'autant plus disposé à être méfiant à l'égard de cette cour que j'ai de bonnes raisons de croire que l'on a fait espérer à la cour de Vienne un dédommagement en Valachie en place de ce qu'elle revendique en Pologne. On n'a rien omis pour apaiser les craintes de l'Autriche et on a présenté les préparatifs faits ici comme répondant au danger menaçant les deux alliés. L'impératrice a fait la proposition de se charger de la défense des frontières jusqu'à Widdin ; mais elle compte encore plus sur le succès de son grand projet : l'envoi de sa flotte et de son armée par le détroit jusqu'à Constantinople pour dicter la paix sur les murs du Sérail. Votre Seigneurie sait depuis longtemps que c'était le plan favori de l'Impératrice. J'espérais qu'à raison des grands événements actuels on l'aurait abandonné, mais je crains d'avoir eu trop de confiance dans la modération de cette princesse ou plutôt de son entourage \ »

I. Hermann, DipJ . Corr., p. 440-442. — Le 3 février 1794, Frédéric Guillaume II écrivait à Lucchesini : Les corps d'armée des généraux Dolgorouki et Souvorow en Ukraine et en Crimée, chacun de 60.000 hommes, doivent se tenir prêts à marcher au premier signal ; on établit des magasins à Kaminiec, Vilnact Kovno. Le général Igclstrôm a dit à M. de Buchholz qu'il savait que l'Empereur avait fait part à l'Impératrice de sa crainte que les Turcs puissent l'inquiéter en Bosnie et que cette souveraine, fidèle à ses engagements, avait fait faire des représentations à la Porte, et les appuierait par des troupes si l'on n'en tenait pas compte. — Le 21 fév. '.| mars 1794, Goltz écrivait de son côté de Saint-Pétersbourg : « On semble avoir résolu la guerre contre la Turquie, car, indépendamment des préparatifs militaires, les soupirs du comte Ostermann et le congé de six semaines du prince Bezborodko pour un vo}'age à Moscou, prouvent suffisamment que Ton a rejeté l'opinion de ces deux ministres et que l'un comme l'autre veulent se soustraire aux suites malheureuses que cette guerre peut avoir.

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