Hermann, Dipl. Corr
Mélanges. io
par une escadre et non par des troupes de terre. En vue de ce qui précède, la cour de Londres renonçait à son exigence d'un secours de troupes immédiat et demandait que l'on en finisse au plus vite avec cette affaire. Whitworth se hâtait tellement qu'il signa le traité sur-le-champ et pria le vice-chancelier d'en envoyer un exemplaire à Londres avec les ratifications de la Russie .
Aux termes de cet acte, les deux états se garantissaient leurs possessions actuelles et celles qu'ils pourraient acquérir par des traités; s'il arrivait cependant que l'un d'eux fût attaqué par mer ou par terre, l'autre devait lui prêter, dès que la réquisition lui en aurait été faite, les secours qui y étaient stipulés. Le secours russe dans la guerre actuelle doit être de 12 vaisseaux et 6 fi'égates. Par un article séparé et secret, S. M. Britannique admettait comme casus fœderis toute gueYi:e dcfeiisive que la Russie aurait à soutenir contre la Porte, s'engageant à y coopérer en accueillant les escadres russes dans ses ports, en leur accordant aux prix courants tous les moyens de ravitaillement, de radoub et d'équipement dont elles pourraient avoir besoin, et en contenant les autres puissances qui voudraient troubler leurs opérations tant par un langage ferme que par des démonstrations effectives '.
Il ne paraît pas que Catherine se soit exagéré l'importance de ce traité purement défensif. Le secours promis lut, il est vrai, envoyé en 1795, sous le commandement du vice-amiral Khanykov, mais il fut rappelé en juillet 1796. « Je me suis acquitté dès hier soir de votre commission pour M. de Woronzow », écrivait en août 1796 Starhemberg à Grenville. «Il sent comme vous et moi combien le procédé de sa cour est afireux et déplacé -. » A Saint-Pétersbourg, on déclara, après réclamation de l'Angleterre, qu'il y avait eu malentendu, que l'on n'avait rappelé l'escadre que pour substituer de nouveaux navires aux anciens, et on envoya à