Op. cit. Prefazionc (non paginée
2. Se\on h Bihliotec a Moileiiese de Tir:\hosch\, ce Camillo Molza, mort en 163 1, était ambassadeur à Rome.
3. Annibale Tenneroni, Catato<;o raponato dei manoscritti appartenuii al fu Giacomo Man-oiii, Città di Castello, 1894, p. 132.
L'auteur croit que la nouvelle de 1547, réimprimée par Zambrini, est inédite.
NOUVELLES DE FKAKCESCO MARL\ MOLZA Ï73
du XVII'' siècle', est absolument la même que dans le ms. Palat. 269 de Florence. Les quatre premières nouvelles sont celles de l'édition de 1549, et elles se suivent dans le même ordre que dans l'imprimé. La cinquième est celle de l'édition de 1547 Le texte se couvre presque entièrement avec celui des imprimés, mais il y a pourtant assez de petites divergences pour prouver que le manuscrit n'est pas, comme celui des Cortesi, une copie de l'imprimé (ce qui est exclu déjà par son contenu différent), et assez de petites fautes pour éloigner toute supposition de l'identité de ce manuscrit avec celui exécuté par les soins du fils de Molza. Il est très probable que les éditions primaires et notre manuscrit se sont servis de ce recueil, actuellement perdu.
En dehors de ces cinq nouvelles, qui occupent les folios 1-53 du manuscrit, il embrasse encore deux morceaux: la Novella scsta (fol. 53 v°) et une dernière nouvelle qui porte comme seul titre: si crede del Mol~a. Si l'éditeur de 1549 ne les a pas imprimées, c'est sans doute parce que la sixième est incomplète et que la paternité de Molza pour la septième était mise en doute. Ainsi, ces morceaux sont restés inconnus, ce qui n'est guère une perte pour l'histoire littéraire. En tout cas, ils devront figurer dans une étude d'ensemble sur les sources et le style des nouvelles de Molza. En attendant, je me contenterai de les signaler en disant deux mots de leur contenu.
Au début de la novella sesta, l'auteur s'adresse, comme il a l'habitude de le faire, aux donne qu'il imagine former son auditoire et qu'il désigne toujours par quelque attribut comme auiorose, vaghe, bellissiiiie, piacevoh, etc., et il raisonne d'abord théoriquement sur la question de savoir si l'on peut tomber
I. C'est aussi l'opinion de Tenneroni, voy. op. cit., et de M. le Bibliothécaire de la Casanatense, qui a bien voulu me communiquer son avis sur le manuscrit. La date de 1614 a pu être ajoutée après coup, ou bien la différence entre l'écriture de la fin du xvie et du commencement du xviie siècle n'était-elle pas très sensible.
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amoureux de quelque personne sans l'avoir vue. Quoiqu'il soit difficile de le croire, dit-il, l'amour a pourtant produit cet effet, ce qui est prouvé par des faits tellement évidents qu'il n'y a pas moyen d'en douter. Une histoire récemment arrivée servira de preuve de ses forces incomparables, incompréhensibles et inexprimables. A Mantoue il y avait un Podestà, qui sans être aucunement ferré sur la science, croyait devoir se mêler à chaque discussion sur des choses les plus diverses, et celui qui ne le connaissait pas pouvait, par conséquent, le prendre pour un homme très sage, un Furnio ou même un Pomponazzo '. Il était, de plus, très vaniteux et s'imaginait que toutes les femmes étaient éprises de lui. Un magistrat de Mantoue, voulant se moquer du Podestà, envoya un jour une lemme pour lui dire que telle noble dame était tombée amoureuse de lui. Le Podestà n'eut guère la patience d'écouter cette déclaration jusqu'à la fin, tellement il fut enflammé de l'amour de cette inconnue, et il écrivit sur-le-champ une lettre fougueuse, où il déclara que son grand désir était de la servir et de l'honorer. Là-dessus l'auteur s'adonne à quelques réflexions sur la thèse posée au commencement de l'histoire et qui lui semble déjà prouvée par la conduite du Podestà. Reprenant le fil de son récit, il ne le continue cependant pas, et le manuscrit s'arrête au beau milieu d'une phrase, ajoutant seulement: iiianca il reslo.
Il est évident qu'ici comme ailleurs Boccace a servi de modèle, mais la façon de poser la question théorique n'est pas sans rappeler certaines nouvelles de Bandello. Le raisonnement donne un peu dans la prolixité ; la peinture du caractère du Podestà est pleine de verve satirique et de vivacité dans le style.
I. Pomponazzo est le philosophe célèbre et bizarre de Padoue et de Boulogne, Furnio (Forno) est un de ses élèves de la dernière ville, connu, lui aussi, par son savoir. Cf. Tiraboschi, Sloria, vol. XI (t. VII, p. 2), p. 617.
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La scène de la dernière nouvelle est à Rome. A la Hn il est dit qu'après avoir entendu cette histoire, l'assistance était d'opinion qu'elle méritait d'être mise au nombre des Cent Nouvelles. « Et si vous, belles dames, n'en riez pas autant que ceux qui étaient présents quand elle fut racontée, ne m'en accusez pas, mais accusez plutôt Valerio Portio, très noble Romain et lié à moi par la plus intime amitié, car c'est lui qui me l'a racontée, et accusez aussi son frère Antonio, car ils se ressemblent tellement que même leur mère ne saurait les distinguer l'un de l'autre, et ils s'efforcent de s'égaler non seulement par leur apparence et leurs vêtements, mais aussi par les habitudes et l'esprit, pour qu'on ne puisse distribuer ni blâme ni louange à l'un sans que tout retombe sur l'autre dans la même niesure. » Je ne retrouve, il est vrai, parmi les amis romains de Molza aucun Portio, mais cela ne prouve rien : les frères en question n'avaient pas besoin d'être des littérateurs pour raconter des anecdotes amusantes et légères, et Molza fréquentait à Rome les cercles les plus différents. Il n'est pas exclu, cela va sans dire, que quelqu'un de ses amis ait pu imiter sa manière et ajouter à ses nouvelles celle-ci, pour être «mise au nombre des cent» ; mais le ton et le style me paraissent rappeler les autres nouvelles du manuscrit à un tel degré qu'il n'est guère possible d'avoir des doutes sur leur provenance commune. Quant à la matière de cette dernière nouvelle, elle est loin d'être inconnue : il s'agit d'un trafic amoureux entre la marâtre et son beau -fils; quand le mari les surprend et poursuit le gaillard pour l'attraper, celui-ci lui lance pour se défendre un mot qui ressemble de très près à celui du jeune homme de la cinquième des Cent Nouvelles nouvelles, amoureux de sa grand'mère. Mais notre histoire est sensiblement moins grossière, malgré tout, et Molza, en transportant l'anecdote dans le domaine de la réalité et en affirmant que l'événement a donné naissance à un proverbe connu, a su lui donner beaucoup plus de vie et de vraisemblance. Tout de même, elle n'est point la meilleure des nouvelles que le manuscrit nous a livrées.
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Le nombre de ces nouvelles n'a certainement jamais atteint le chiffre de cent ; il est même fort douteux qu'il y en ait eu, au moins fixées par écrit, plus que les six et demie que nous connaissons maintenant.
Helsingfors (Finlande).
Werner Sôderhjelm.
Gli etimologisti pendono incerti fra l'origine germanica e l'origine araba di questa parola. Lasciamo i troppo vecchi, e incominciamo dal fondatore délia etimologia scientifica. E di che non fu egli fondatore, nel dominio romanzo, Federico Diez ?
Gabella //. pg., sp. pr. gabela iinposla, da:[io, fr. gabelle daiio su] sale ; vb. it. gabellare da:^iare. Si trova la sua foule ncir aiiglosass., d'egital signijicaio, gaful, gafol, ingJ. gavel (r. DuCange^, dal vb. gifan, got. giban Grimmll, 24; qiiiudi lai. med. gablum, gabulum ; fiiialmente gabella {propriaiii. pliir. di gabellunK/^? gabulum ?). Oiiesta dcriva^ioiie è oyammalicalmenle la pin sicura : qiiclla dalf anlico allolcd. garha inaiiipidiis prcsiippoiic liiia cadula luvi usitala di r i}iiian:{i b; qudla daJ vb. arab. qabala (riccverc) un affievoliincnlo, non allriincnli inanifcslo, dcIF iniy^iale araba q (2) in g '.
Degli arabisti, l'Engehnann aderiva - ; mentre accadevail contrario del Dozy e del Devic '.
E lo Scheler, nelle appendici al vocabolario dieziano, confutava il grande maestro appunto riflicendosi al Devic, in questa guisa :
Gabella. Il Devic oppugna Fargomenlo contro Telinio araho col ricbianio alla accessoria forma ital. caballa, cabella ; sogginn-