‹ Mélanges offerts à M. Émile PicotChapitre 174 sur 320 · P. 1^09 : < polenta · texte numérisé non relu

P. 1^09 : < polenta

3. Mr. vidlor, dr. vîlloare, trans. sovîlla, etc., que le Dictionnaire de Candrea-Densusianu (n°s 785 et 794) fait venir du radical *voUit-, remontent à *volt- (y. P. 904), des participes analogiques en -ùijis n'ayant pas existé. — Mentionnons encore que le même. ouvrage (no 870) tire insitra de *inùxorare (donc avec syncope de la première voyelle protonique non initiale). J'admets, pour ma part, plutôt une sorte de substitution de préfixe (*insurare pour *itxorare); cf. P. 874.

4. L'étude du sort de la contrefinale dans les mots d'origine non latine pourra aider à fixer l'époque relative de la syncope de la contrefinale latine .

perdu cette contrefinale. Comment expliquer la contradiction ? Si l'on excepte quelques mots mi-savants, comme îiiipàrat <. imper ator {cî. a. fr. emperere) ', ainsi que les cas où, par assimilation avec un a précédent ou suivant, une autre voyelle s'est changée en a (p. ex. hunàtaie < bomtatem, sàptàtnînà ■< septimana, ràdàcinà •< radicina) ^, on peut, à mon avis, inscrire tous ces cas contradictoires sur le compte de la toute-puissante analogie. Voici quelques exemples pour faire voir sous quelles formes je me représente cette influence analogique :

1° La contrefinale d'un verbe se maintient sous l'influence d'autres formes du même verbe où la voyelle en question reste, parce qu'elle est tonique ou posttonique :

ajuta <C adjûtâre (cf. ajiU <! adjûtd) ; stîmpâra <i *extempërare (cf. stîmpàr < *extempèrd) ; niesteca <; viasticàre (cf. mestec <C mastîco) ; flutura «< fluctûlare (cf. fltitur <C fluctùlo) ; etc.

2° La contrefinale d'un dérivé ou d'un composé se maintient sous l'influence du mot simple, où la voyelle en question ne tombe pas, parce qu'elle est tonique, initiale ou posttonique :

veninos < venênosus (cf. venin <ivcnêmini) ; fiirnicar <C *formicarium (cf. furnicà <C formîcd) ; ajiitor •< adjatoriiun (cf. ajiit -< adjfito) ; strânepot <C *extranëpotum (cf. nepot <C *nepotuni) ; tinerete -< *tencritia (cf. tlnàr << *tenèriis) ; pîntecos <C pantKosHS (cf. pintece ■< pantlceni) ; degetar >< digitale (cf. deget < digltiis) ; càpàlînà < *capitina (cf. capete, pi. de cap <C caput^ ; pàrticea < *parliceUa (cf. parte <C partem) ; sàplà-

1. On sait que le roumain n'a guère fait d'emprunts au latin littéraire du moyeu âge. Aussi M. Puçcariu {Rttm. Jh. XI, 43) n'admet-il pas le caractère mi-savant du mot' tmpàrat . Pendant les derniers siècles, on a naturellement introduit beaucoup de latinismes, dont je ne m'occupe pas

2. Pour le suffixe roumain 'âtule, cf. Meyer-Lûbke, Gramm. II, § 550. — Je dois cependant avouer que je trouve ces cas d'assimilation « harmonique » peu assurés. Aussi tâcherai-je de les expliquer autrement plus bas.

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mina <C scplïniana (cf. saptc <C sepleni) ' ; liirlitrea < tnrlureUa (cf. mr., megl. turturà <C *turtûra) ; frigiiros <C frigôrostis (cf. frigurî, pi. defrig << frigus) ; etc.

3° La contrefinale d"un dérivé à suffixe double se maintient sous l'infiuence du dérivé primitif, où la voyelle en question ne tombe pas, parce qu'elle est tonique ou posttonique :

hiinicel <, bonus -j — îc{c)- (cf. bnnic) -\ — ellus ; cornisor <C corna + niag. -is + -iolus ; frumusel <C for m- -\ — ôs- (cf.

friimos) -\- -ci lu s ; cornutd < cornu -| ///- (cf. cornui) -\-

-ellus ; cornukt <C cornu -| — ûU- -j- -iliuiu ; cahisor < cdhàllus -\- mag. -//jf (cf. càhis) -j — /0///5; cornurcl < (;or«M -{- -»/- -j — ellus; etc. ^.

4° La contrefinale qui, sous forme d'un ^7, fonctionne comme « voyelle de liaison » devant certains suffixes, est due à l'influence des suffixes commençant normalement par un à (< lat. a) 5 :

bàlàturà <; batt- -\ — atura ; fugâtor <C fng — j- -alorius ; cà::^àmînt -j- cùd- (rad. assib. ca^-} + -amentmn ; sànàtos < San — |- -atosus ; bunàtate < bon- + -*atateni ■^ ; ràdàcinà <

1. Peut-être s'agit-il, pour ce mot, d'une assimililation régressive prcromane (î-fl > a-a)\ v. ci-dessus p. 13.

2. Il est clair que, dans beaucoup de cas, la bonne explication n'est pas facile à trouver. Des suffixes composés peuvent toujours s'ajouter directement à un radical, sans l'intermédiaire d'un premier dérivé. Il y a, dans l'ouvrage de M. Puçcariu sur les suffixes diminutifs en roumain (Ruvi. Jb. VIII, 86-223), plusieurs remarques intéressantes à ce sujet.

3. Je ne saurais admettre, avec M. Meyer-Lûbke (Graiinii. II, ^ 350), l'intercalation d'une « voyelle disjonctive " entre deux consonnes irréductibles.

4. Comme un suffixe *-aialem ne se retrouve pas dans le latin classique, on peut admettre que les autres suffixes commençant par -at- {-atura, -alorius, etc.) ont fait naître *-alalem dans le latin vulgaire de l'Est. Un autre moyen d'expliquer le roum. -âlate serait de considérer l'a contrefinal comme la désinence féminine de l'adjectif qui forme la base du dérivé (hunà < hona), formation analogique provoquée par le genre des substantifs en -lias ; cf. l'explication analogue que donne M. Meyer-Lûbke (Gramvi. II, § 493) pour les formes françaises en -été (ancienneté, etc.). Enfin, il y a l'explication qui part de l'hypothèse d'une assimilation harmonique (v. cidessus p. 15).

radicina influencé par le suffixe -àcinà (p. ex. dans morlàchià, dérivé de morlaciïi <C mort — |- si, -acu^ ' ; etc.

Conformément à l'exposé précédent, j'établis donc les règles suivantes concernant le sort de la voyelle protonique non initiale latine en roumain :

1° Entravée, la voyelle se maintient.

2° Va libre reste sous forme d'un à.

3° Les autres voyelles libres tombent.

4° Les exceptions s'expliquent, pour la plupart, par une influence analogique quelconque.

A. Wallenskôld.

I. On peut aussi regarder làdâciiià conwwc un cas d'assimilation progressive datant de l'époque préromane (Va(/flC(Htf) ; v. ci-dessus p. 15.

DAS ÀLTESTE VORKOMMEN DES WORTES COISEL

Das Wort coisel gehôrt nicht zu den allgemein bekannten. Esliegt vor, entstellt, aber noch erkennbar, inder Fortsetzung der Chançun de GniUdme, die wir als Chançun de Rainoart zu zitieren pflegen. Die Stelle lautet :

Par mi fJrcbamp corutun doitdesanc tel, Ben en peust un grant eoissel turner.

Hier ist e fur ^geschrieben, wie der selbe Schreiber auch an verschiedenen Stellen der Chançun deGuillelmegeschnehen hat, z. B. Saraguee fiir Saraguce, eeliii fur celui, une fur une (ich verweise auf die Verse 221, 223, ^104, 14 19 meiner Ausgabe der Chançun de GuiUdme, Halle 191 1). Die Vertauschung von ss und s kommt in vielen Handschriften vor.

Das Wort lautet richtig coisel, daneben choiscl, und ist von Gaston Paris, Romania, XVI, S. 564-565, erlâutert worden : es bezeichnet eine Vorrichtung am Mûhlrad.

Dem, was Gaston Paris sagt, habe ich nur wenig hinzuzufûgen.

Die Bretonische Form, die coa^ell lauten soll (vgl. G. Paris a. a. O.), wird von Le Gonidec im Dictionnaire celtobreton ou breton-français ÇAngoulème, 1821) als hoajel aufgefûhrt, [Sollte nicht in coa^cll ein Druckfehler vorliegen : z fiir j ?]

Le Gonidec widmet dem Worte folgenden Artikel : (S. 99) koajel (de 2 syll., hoa-jeï). Milin koajel, s. f. Moulin dont la roue qui est à l'eau tourne perpendiculairement, et l'essieu horizontalement ; ce sont les plus anciens. Dabei wird verwiesen auf /îm/(.'/ (S. 122). Milin-krnfel, s. f. Moulin dont la

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