‹ Mélanges offerts à M. Émile PicotChapitre 180 sur 320 · CHARTE BERRICHONNE · texte numérisé non relu

CHARTE BERRICHONNE

très usuels : cetes pour restes (2 fois), cel pour c'est'. A propos de ce petit document, qu'on nous permette de renouveler un vœu déjà émis depuis longtemps, celui de la publication d'un corpus des chartes en langue vulgaire antérieures au XI v^ siècle. On a déjà des recueils partiels importants, surtout pour le Nord de la France, comme celui de Tailliar (Recueil d'actes des XIP et XIIP siècles en langue romane wallonne, Douai, 1849, in-8° de près de 900 pages). M. d'Herbomez a donné des extraits du chartrier de la ville de Tournai, presque entièrement composé de pièces en français : une publication complète aurait été au moins triple ou quadruple de celle de Tailliar. Enfin, le recueil des chartes de Joinville par M. de Wailly est célèbre, ainsi que les études critiques auxquelles il a donné lieu. Les chartes en langue vulgaire sont des textes d'une importance capitale, parce qu'ils sont datés et localisés.

Daniel Grand, ancien élève de l'École des chartes.

I . Le dialecte et le patois berrichon sont ceux dont la bibliographie est peut-être la plus sommaire. Le Gtossaire du Centre de ta France du comte Fr. Jaubert (1856-1858, 2 vol. in-80) est encore le répertoire lexicographique le plus complet. Un autre glossaire très succinct a été publié depuis par M. Jean Tissier {Dictionnaire herriction, Paris, 1885, in-32) et un aperçu philologique par M. Hugues Lapaire (Le patois berricfmn, Moulins, 1903, in-i6). Une entreprise qui aurait mérité de réussir a été la publication commencée par un simple instituteur, Pierre Ponroy, dans lequel il faut voir aussi un des précurseurs pratiquants de l'orthographe phonétique, puisqu'il prenait le pseudonyme de Pière (sic) de la Loje (sic) et intitulait son ouvrage Gtossaire du Bas-Bêri (sic) (i 891-1893, in-80), interrompu après quelques fascicules (voir Roviania, XXI, p. 326, et, pour l'identification du pseudonyme, le Catal. g en. de la tibrairie française de Lorcnz, t. XV, p. 100).

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