Voir plus haut les alphabets XX et suivants
4. Cataî. codd. astroî. graec, t. VII (Germanici), p. 178, lignes 20-21.
5 . Parmi les groupes dans lesquels l'alphabet ordinaire est coupé par des signes étrangers à cet alphabet, il peut arriver que ces signes soient empruntés à l'alphabet copte. Ulrich Kopp en rapporte un exemple, avec facsimilé suivi d'un commentaire (Pal. crit., t. III, p. 192 et suiv.) daté de l'an 652 de Dioclétien, 946 de notre ère.
6. Gardthauscn, Byiantinische Zeitschrift, XIV, 1905, p. 616-619.
38. Le manuscrit grec 71 de la Bibliothèque impériale de Saint-Pétersbourg, daté de l'an 1020, pratique un singulier système de cryptographie '. Chaque lettre est représentée par deux chiffres dont la somme correspond à cette lettre, considérée comme signe numérique. Ainsi le double signe de la
moitié S S ( 1 = r -f- 2) correspond à la lettre qui désigne
l'unité entière, a, v.x (20 -|- 20), à \x, etc.
Ulrich Kopp {Pal. ait., t. III, p. 209) a donné, disposés dans l'ordre alphabétique, une foule d'exemples de signes cryptographiques recueillis par lui sur les monnaies, les diplômes etc., avec renvoi constant soit à d'autres parties de son ouvrage, soit à ceux où il les a rencontrés. A cette série en succède une autre (p. 222), où les signes sont classés, avec de nouvelles références, suivant l'ordre alphabétique des lettres qu'ils représentent, et rapportés à leur signification. On retrouve dans ces deux séries plusieurs caractères semblables à ceux du tableau général, mais d'une application différente.
On a pu reconnaître dans un grand nombre des signes cryptographiques qu'ont reproduits les exemples cités et le tableau général, des abréviations de termes scientifiques, notamment ceux qui se rapportent à l'astronomie, à l'astrologie, ainsi que ceux dont les anciens Grecs faisaient usage dans leurs traités mathématiques et métrologiques; Montfaucon en a fait un relevé assez complet {Analccta, I, p. 320).
Signalons, à titre de curiosité, l'alphabet hiéroglyphique de la « Maçonnerie d'adoption » reproduit par Léo Taxil -. On y retrouve, outre les signes astronomiques, plusieurs des caractères appartenant à nos alphabets.
Nous ajouterons quelques mots, à titre à'excursus, sur le rôle ûe l'alphabet grec dans la paléographie latine. Gardthausen ne fait naturellement qu'effleurer la question et ne cite qu'un
1. Voir Gardthausen, Gr. Pal., chap. vi. — Ulrich Kopp, Pal. crit., t. I, p. 475 et suiv.
2. Les sœurs maçonnes. Paris, Le Touzey, s. d. i vol. in-i8, p. 177.
exemple ', mais U. Kopp l'avait traitée amplement (t. I, p. 477 et suiv.). Le célèbre humaniste Ange Politien s'est donné la fantaisie de pratiquer ou peut-être même d'inventer un double système de cryptographie alphabétique latine, mais sans en révéler la clef -. On en doit le déchiffrement (partiel) à la sagacité de M. Léon Dorez % qui arrivera peut-être à le compléter 4.