‹ Mélanges offerts à M. Émile PicotChapitre 212 sur 320 · Édition de 1648, feuillet · texte numérisé non relu

Édition de 1648, feuillet

3. Grammatica russica qiix cantine t non tanttim praripua fundamenta riissicx lingtiœ, vcnim etiam mainuluclioneni quandam ad grammaticam sîavonicum, Oxford, 1696. Voir, au sujet de cette grammaire, Jagic, IIcTopia c;iaBflncKon *ii.io;ioriii, Cnô., 191O, p. 66 (HimiiK.ioiieAifl ciaBJincitofi "l'ii.iojioriii, Bbm. I).

la langue, et il ne remarque même pas cette particularité : on le voit donner 3;i,f..iaio (orthographié phonétiquement) comme un présent ayant pour futur 6y/iy sA'h.iaTb '.

La première grammaire proprement russe ^, œuvre attendue depuis longtemps par les meilleurs esprits, porte la date de 1755 (elle ne parut en réalité qu'en 1757) : ce fut celle de Lomonosov. C'était là un monument précieux pour l'époque, riche de matériaux nouveaux rassemblés et disposés suivant une méthode sévère de naturaliste. La théorie du verbe, seul point qui nous intéresse ici, s'y trouvait pour la première fois exposée dans toute son ampleur, mais elle apparaissait comme singulièrement compliquée et, à bien des égards, obscure. L'auteur, fasciné par le verbe français et le verbe allemand, comme jadis les grammairiens du moyen âge par le verbe grec et le verbe latin, répartissait entre dix formes temporelles les diverses catégories verbales reconnues aujourd'hui (perfectifs, imperfectifs, duratifs, itératifs) : les suffixes caractéristiques de chaque formation, par exemple le suffixe -iiy- des verbes de classe II ou les suffixes -â-, -h-, -bA- et -ubu, -iiea- des itératifs, devenaient, suivant ce système, les éléments de flexion d'un seul et même verbe. De cette manière de voir résultait une véritable confusion, « eine Verwirrung », comme le remarquait plus tard Kopitar K A l'exclusion des verbes d'unité

Page 1