‹ Mélanges offerts à M. Émile PicotChapitre 215 sur 320 · Op. cit., p. 53, liste des perfectifs simples · texte numérisé non relu

Op. cit., p. 53, liste des perfectifs simples

4. Op. cit., pp. 47 sqq., chapitre intitulé Oôb oûpasoBaiiiii r.iaro.ioB-b coBppmeiinbix'b.

5. Op. cit., p. 39 : " .TlificTiiic iipo,io.i;i;aK)uieecji. »

6. Il n'est pas sans intérêt de noter que le livre de Nikolskij intitulé O'HonaniH pocciricuoiî f.ionociiorni, paru avant celui de Born (Saint-Pétersbourg, 1807, sept fois réédité de 1807 à 1850), tout en reproduisant intégralement le système des temps de Lomonosov, mettait bien en valeur les diverses nuances sémantiques qui caractérisent l'aspect ; Born a certainement tiré parti de quelques-unes des indications que ce livre contenait.

près inaperçues '. Grec toutefois les apprécia à leur valeur et les reproduisit, l'année suivante, dans la plaquette Onuxi, o pyccKHX'i. cnpH>KoiiiHX'h c'i> TaojiiiueK) (Gno., 1811), accompagnée d'une critique élogieuse de Vostokov.

Deux ans plus tard, un professeur du lycée de Vyborg, Auguste Wilhelm Tappe, éditait la première grammaire russe détaillée à l'usage des Allemands ^ Sa théorie du verbe, qu'il présentait comme le fruit de recherches personnelles % se confondait avec celle de Vater et de Born ; la terminologie seule différait en certains points (c'est ainsi que les imperfectifs étaient appelés indefinita, et les verbes d'unité d'action simplicid). Cette grammaire fut accueillie favorablement par la presse allemande, mais froidement par la presse russe ^. Cependant elle eut le plus grand succès auprès du public auquel elle était destinée : elle fut rééditée sept fois de 1810 à 1835 (voir Catalogue de la section des russica de la Bibliothèque impériale publique de Saint-Pétersbourg, tome II, Saint- Pétersbourg, 1873, p. 398).

Fraîchement revenu de l'étranger, Boldyrev, en 181 2, fai-

1. Elles ont échappé à l'attention de M. Bulic lui-même, qui cite l'ouvrage de Born parmi les grammaires « routinières >> calquées sur celles de de Lomonosov et de l'Académie et, par contre, exagère singulièrement, comme nous le noterons plus loin, le rôle de Boldyrev (cf. Bulic, op. cit., p. 722-723).

2. Neiie theoretisch-prahische riissische Spracblehre fiïr Deutsche..., etc., St Petersburg und Riga, 18 10.

3. Op. cit., préface, p. vu : « Die § 100 fif. aufgestellte neue Ansicht dcr russischen Verba rùhrt ganz von dem Verfasser her, obgleich er fast zu gleicher Zeit mit einem andern sehr wùrdigen Gelehrten auf mehrere gleichartige Kesultate gekommen zu sein scheint. » Cf. également note i de la même page : « Manches aber entlehnte er in der Folge noch ganz auf der Vaterschen Grammatik. » Tappe reconnaît donc, tout en défendant l'originalité de ses idées, l'influence de Vater.

4. Voir l'ouvrage cité de M. Bulic, pp. 737 et 738. Il n'est pas sans intérêt de remarquer que le critique anonyme du CwH-b Orener-TBa donnait en 181 5 un compte rendu très élogieux de la grammaire de Tappe (Cwiib Oie-iecTBa, i8i5,n. 30, pp. 162-165): or ce critique, suivant M. Bulic (0/7. cit., p. 758), n'était autre que Grec.

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sait part à la Société des amis de la littérature russe près l'université impériale de Moscou de ses observations sur le verbe russe '. Critiquant tout d'abord en termes modérés, mais fermes, le système admis par Lomonosov et l'Académie, il s'attachait surtout à en faire ressortir la bizarrerie et l'obscurité. Son point de vue était celui d'un étranger « sachant à fond plusieurs langues et connaissant bien les principes de la grammaire générale ^ » : quel ne devait pas être l'étonnement de ce dernier en constatant qu'une énorme quantité de verbes russes ne possédait pas tous les temps indiqués par Lomonosov, que beaucoup avaient par contre quatre infinitifs, trois impératifs et autant de participes passés actifs (ayri., aysaTL, /lynyTt, cayTt ; — /lyi'i, Aym,, CAvii ; — ;j,yBiiiiii, CAyBmii'i, ayHyBiDàil)^ et qu'enfin les diverses formes d'un verbe soidisant unique avaient des sens différents (^yiiy-i'H « il souffla une fois », cAy.n, « il souffla de dessus, il emporta en soufflant ») 5 ! La surabondance de formes ayant une valeur temporelle identique, mais des sens variés, les unes munies et les autres non munies d'un préverbe, devait nécessairement suggérer l'idée qu'il s'agissait en réalité de plusieurs verbes, et telle était en effet la conclusion de Boldyrev.

Le système proposé par Boldyrev en rem.placement de celui qu'il critiquait n'avait pas la précision de celui de Vater. L'opposition entre le présent proprement dit et le présentfutur en fournissait naturellement la base, mais cette base était représentée comme instable et flottante. Partant du fait que tout présent est susceptible d'être employé en valeur de futur et légitimant ainsi le sens futur du présent perfectif, Boldyrev négligeait de tracer nettement la ligne de démarcation

1 . Tpy.iu Oômecrna juoôiito.igîi pocciiicKori ctobcchoctii iipii iiMiioparop- CK0MT> MocKOBCKOM-b yHiiBcpciiTOTt., MocKBa, i8i2, 11^ partie, pp. 65-85, et Ille partie, pp. 30-51.

2. TpyAbi, 1812, IJfi partie, p. 66 : « siian ociionaTejii.no Miiorio ^lauiui 11 iipaBHJia Bccoômeil rpaMMariiKii. » N'était-ce pas à Vatcrquc pensait BoldjTCv en écrivant cette phrase } Il est au moins permis de le supposer.

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