‹ Mélanges offerts à M. Émile PicotChapitre 222 sur 320 · Op. cit., pp. 152 sqq · texte numérisé non relu

Op. cit., pp. 152 sqq

2. Pour la morphologie des aspects, voir la l'c partie de l'étude intitulée K-b iicTopiii SByKOii-b pyccKaro asbiua (Bopoiie5i;T>i 1876), pp. 178-243 ; et, pour la syntaxe, Hs-l 3ainicoKT> no pyccuoii rpaMMaTuifÊ (2^= édit., XapbKon-b, 1889),

pp. 342-443-

3. ^ua'ieiiiH r.iaro.iMiuxT, ociiom. m> ;inTOBCKo-c;ianHHcitoM'b anuirh, Bapuiasa, 1891 (Ire partie) et 1895 (2': partie). Cet ouvrage a d'abord paru dans les tomes XXIV-XXVI du Pyccidri «^ii.io.ioniiiccKin BÈcTiiiiKb.

4. On trouve encore, et cela dans des ouvrages demi-scientifiques, la trace de systèmes plus archaïques : il suffît, pour s'en convaincre, d'ouvrir les grammaires de M. Budde (Kazan, 1902, 2<: édit.) et de M. Ovsjaniko- Kulikovski) (Saint-Pétersbourg, 1907), où le mécanisme de l'aspect ne paraît même pas entrevu par les auteurs.

5. Oômiii Kypcb pyocKOH rpaMMaTiiKii, liasaHb, 1904 ; 3^ édit., 191 1.

l'aspect des verbes chez les grammairiens russes 367

kij, et il ne reconnaît que deux aspects : le perfectif et l'imperfectif '. Loin de tomber dans les exagérations d'Aksakov et de Nekrasov, il constate la fusion des notions de temps et d'aspect, remarquant avec finesse que cette dernière seule apparaît aux formes de l'infinitif et de l'impératif-. On ne peut que regretter que le manuel de M. Bogorodickij ait un caractère purement descriptif et soit par conséquent dépourvu de toute perspective historique : il en résulte que la perte du caractère imperfectible par certains itératifs, f^iit qui domine toute la théorie de la composition préverbale, n'est pas indiquée. On peut juger, d'après l'esquisse historique que nous venons de donner, de la difficulté qu'ont eue les grammairiens russes à prendre conscience du mécanisme si original et en même temps si clair de l'aspect. Cela tient surtout à la complexité des éléments sémantiques dissimulés sous la simplicité du système morphologique. Le maniement des formes verbales faisant pour ainsi dire partie intégrante de la pensée russe et étant par suite aussi spontané et inconscient que possible, c'est sur le contenu sémantique de ces formes et non sur les formes elles-mêmes que se porte naturellement l'attention des sujets parlants. Aussi est-il singulièrement difficile pour un PvUsse, à moins qu'il ne soit doué d'un tour d'esprit vraiment scientifique, de vider l'aspect de la pensée, à laquelle il sert de moule, pour l'étudier en tant que moule : ceci suffit à nous expliquer la confusion, plusieurs fois constatée ci-dessus, entre les divisions sémantiques et les divisions morphologiques.

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