‹ Mélanges offerts à M. Émile PicotChapitre 252 sur 320 · Ibid., p. S · texte numérisé non relu

Ibid., p. S

3. Ibid., t. I. Iconographie de Constantin, planches VIII et IX; l'atelier de Trêves, pi. XXII et t. II; l'atelier de Londres, pi. I et II, et de Lyon, pi. III et IV.

4. Ibid., Iconographie de Maxence, t. I, pi. VII de Sévère II, pi. V, et t. II, l'atelier de Tarragone, pi. VIL

5. Transforiiiatioiis de V Espagne pcnda)il les trois premiers siècles de Fevipire, parj. B. Mispoulct, dans Revue philologique. 1908, p. 308.

HISTOIRE POLITiaUE DES PROVINCES ESPAGNOLES 459

Le savant épigraphiste a remarqué qu'une inscription de Tarragone ', premier document qui révèle l'existence de la province désignée comme « Hispania Tarraconensis », avait été attribuée^ sans preuves, par Hubner, à Licinius ; le nom d'un empereur y ayant été martelé. M. Mispoulet remarque que Licinius régnait en Orient. Il n'y avait guère de raison de lui dédier une inscription en Espagne. Les titres pompeux de l'empereur, ceux notamment de « princeps providentissimus » et <( invictus », ont été portés par Maxence ^, et le deuxième consulat de cet empereur, indiqué dans l'inscription, la daterait de l'année 309. Les études numismatiques nous permettent même d'ajouter du début de l'année 309 5.

Cette année fut en effet marquée par un fait historique des plus remarquables, dont une légende, considérée comme sans valeur, avait seule gardé le souvenir. Il s'agit de l'adhésion spontanée de l'Espagne, en pleine période de paix, au gouvernement de Constantin.

La légende, en question, rapportée par Rufin d'Aquilée "♦, Socrates^, Sozomène*^ et Théodoret '', parle delà conversion de l'Espagne au christianisme, par le moyen d'une esclave captive, dont les miracles auraient convaincu un roi et une reine barbares ; lesquels, devenus chrétiens, se seraient décidés

1. C. I. L., II, 4105, Tarragone : devictori omnium gentium harbarum

et super omnes rétro principes providentissimo imp[eratori] Caes[ari]

p[io] f[elici] invicto Aug[usto] p[ontifici] m[aximo] tr[ibunitia] p[otestate] co[n]s[uli] II, proc[onsuli], Val[erius] Julianus v[ir] p[erfectissimus] p[raeses] p[rovinciae] H[ispaniae] Tarrac[onensis], etc.

2. Maxence a porté le titre de Princeps Invictus (voir Niini. Cotist., I, p. 173. Son titre de Couservator Urbis suae, qui en fait un dieu, s'accorde avec l'attribution qui lui est faite de la Providentia deorum, laquelle se trouve inscrite sur beaucoup de monnaies de Maximien Hercule.

3. En effet les émissions qui ne comprennent plus ses monnaies commencent à Trêves et à Lyon au courant de l'année 309.

Page 1