LETTRES DE GUGLIELMO LIBRI 5 I
Les deux premières sont tirées d'ouvrages imprimés mais ne sont pas connues; elles prouvent que déjà l'empirisme a précédé en Italie l'école de Cosenza postérieure au passage de Varchi; elles démontrent la haute importance que Galilée attachait aux études philosophiques. Le troisième passage est inédit et tiré du grand ouvrage de Léonard de Vinci de Milan.
J'espère avoir bientôt quelque autre chose à vous adresser.
En attendant, Monsieur, agréez l'expression de mes sentiments d'estime et d'amitié.
[Suivent les citations annoncées.]
G. LiBRI.
I" février 1832.
Monsieur,
Permettez-moi de réclamer encore votre appui et d'espérer que vous voudrez bien seconder M. Thénard et M. Poisson qui vont demander demain au Conseil • la permission de convoquer le Conseil Académique pour présenter les candidatures à la chaire de Calcul des Probabilités 2. Il y a quinze jours que j'ai été présenté par la Faculté. Les ébranlements ministériels n'ont pas permis que l'on s'occupât de cette affaire depuis 3. Maintenant que les choses commencent à se calmer, je désire beaucoup que le Conseil académique fasse sa présentation. Si elle m'est favorable, comme je l'espère, j'aurai gagné une quinzaine de jours, et le Ministre, lorsqu'il sera installé, pourra terminer cette affaire. Si l'on tardait encore, je serais forcé de retarder l'ouverture du cours et cela aurait beaucoup d'inconvénients.
Je vous prie d'excuser tous les ennuis que vous donne cette malheureuse histoire 4 et d'agréer l'hommage de ma haute considération.
G. LiBRI.
Lundisoir, 17 novembre [1834].
1. Le fameux Conseil des 8 où chaque membre présidait à une partie de l'enseignement universitaire : Thénard à la chimie, Poisson aux mathématiques, Cousin à la philosophie, etc.