Recteur de l'Académie de Paris
524 CHARLES DEJOB
dont je fus la victime, je demande un congé jusqu'au i" novembre. Vous recevrez une copie de cette lettre dont MM. Giraud et Thénard recevront communication aussi et que j'ai demandé (comme vous le verrez) qu'on lise devant le Conseil. J'espère que vous avez déjà reçu ma brochure. Veuillez, je vous prie, user de votre influence pour qu'elle soit connue et citée par les journaux... J'ai souvent parlé de vous avec M. Guizot ' ». Le 2 mai, il informe Cousin qu'il a écrit à Mignet; le 8 octobre, il le remercie d'avoir obtenu que le Conseil Royal à l'unanimité lui concédât un délai de six mois : « Vos conseils sont excellents en tout et toujours ; je ne quitterai pas la position d'attaque que j'ai prise et M. Chaix d'Est Ange va reprendre avec plus de vigueur que jamais l'attaque contre le Moniteur et le National... La lettre que, suivant votre excellent avis, j'ai adressée à M. Dumas, a produit un excellent effet. L'effet a été tel que je désire travailler à faire entrer actuellement plus à fond M. Dumas dans l'affaire. Il ne saurait être insensible aux applaudissements qu'il recevrait à Londres et à Berlin s'il me faisait rendre justice » 2. La dernière lettre, datée du 30 juin 1850, est un billet de présentation pour Madame Libri qui se rendait à Paris afin d'y solliciter pour son mari.
Le seul intérêt de ces lettres de Londres est de prouver que Libri n'avait pas trouvé le bonheur dans le vol.
Charles Dejob.
1. C'est possible; mais Guizot, quand il publiera ses Mémoires, se gardera de parler de lui, alors qu'il fait une place large et méritée à son autre ancien ami, Pellegrino Rossi.
2. L'Europe prenait alors Libri pour une victime et s'appliquait à le consoler.