‹ Mélanges offerts à M. Émile PicotChapitre 62 sur 320 · Swinburne, A Stmiv on Ben Jonson, p · texte numérisé non relu

Swinburne, A Stmiv on Ben Jonson, p

3. John Florid's Englische iïberscliung der Essais Monluii^nes unJ Lord Bacon's, Ben Jonson'' s iind Robert Burlon's Verhi'illnis ^u Montaigne.

30 p. VILLEY

cherche à établir que l'influence des Essais de Montaigne sur le Tiinbcv a été considérable'.

On conçoit aisément que cette thèse se soit présentée à l'esprit de M. Dieckow. Elle avait pour elle toutes les apparences de vraisemblance. Bien des raisons portent à croire que Ben Jonson a lu et pratiqué Montaigne. Le succès considérable dont la traduction des Essais publiée par Florio en 1603 jouissait en Angleterre en serait une presque suffisante. Mais de plus nous savons que Ben Jonson était en relation avec Florio. Il a dédié à Florio un exemplaire de son Folponc, et dans sa dédicace il le salue comme « the ayde of his muses ». N'était-ce pas confesser qu'il a tiré profit de sa traduction ? En tout cas il en possédait un exemplaire qui, muni de sa signature, est actuellement conservé au British Muséum. Il nomme Montaigne dans le Tiiiibcr même, et, en 1605, dans une de ses tragédies, dans ce même Volpone qu'il offrait à Florio, il l'a mentionné comme l'un des auteurs les plus en vogiie autour de lui.

Ail our English writcrs, I mean such as are happvin the Italian, W'ill dcign to sieal ont ofthis autlior, mainlv; Almost as much as from Montaigne.

Or, des différents ouvrages de Ben Jonson, lequel pouvaiton songer à rapprocher des Essais ? Évidemment ni ses tragédies ni ses ouvrages de pure érudition. Le Tiiiibcr, au contraire, semblait tout désigné. C'est un amas de réflexions, écrites sans ordre, au jour le jour, à mesure que les circonstances ou ses lectures les suggèrent à l'auteur. Le titre disait bien cela : Tiiiihcror Discovcries niadc iipoii nien and iiiatlcr : as tbcx bave Jknvd oui of bis daily rcadiii^s ; or bad ibcir rc/liixt îo bis pccHliar uolioii of ihc liiiws. Des sujets très divers y son; abordés, et les questions morales y tiennent une place importante. La longueur de ces petites dissertations, au nombre de cent trente-sept, est très variable : les unes ne comportent qu'une

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