‹ Mélanges offerts à M. Émile PicotChapitre 74 sur 320 · TRADUCTION FRANÇAISE DU XV^ SIECLE · texte numérisé non relu

TRADUCTION FRANÇAISE DU XV^ SIECLE

M. Victor Le Clerc, au XXI= volume de VHisioire littéraire de la France, mentionne, à propos du dominicain Brocard, que le collecteur du Riidiinciituiii novitionun imprimé à Lubeck, en 1475, y a fiiit entrer « toute la relation de Brocard, comme, avant lui, Vincent de Beauvais avait enrichi son Miroir historial de tout le voyage de Plan de Carpin chez les Tartares, comme il y avait inséré vingt fables d'Esope, où l'on a reconnu quelques traces de celles de Phèdre, et que le compilateur de Lubeck transcrit à son tour mot à mot ».

Au tome XVIII de la même Histoire littéraire, M. Daunou écrivait à propos de Vincent de Beauvais : « Nous croyons que le Miroir historial est le seul qui ait été traduit dans notre langue ; encore n'en connaissons-nous bien qu'une seule version française, celle de Jean de Vignay », écrite avant 1350. Cette dernière assertion n'est pas de tous points exacte. En eft'et, si le Spéculum hisioriale reproduit des fables déjà inscrites dans le Specitluiii doctrinale, et si le Rudinientwn novitiornm répète ce même texte latin, par contre la Mer des Histoires, en 1488, nous donne, à tout le moins pour ces fables, une traduction toute différente de celle de Jean de Vignai qui s'imprimait encore en 153 1 : nous la donnons ici, en typographie moderne, telle qu'on la peut lire aux ff. viii, ix et x du « Second volume de la mer des histoires » que Jehan du Pré imprima à Lyon en 1491.

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