HUET
propose d'épouser sa fille. Elle accepte, mais, après la cérémonie du mariage, elle révèle son sexe à la princesse, qui consent à garder le secret. Le roi meurt bientôt après et Badoure devient roi à sa place.
Caniaralzaman, en attendant, vit toujours avec le jardinier ; un jour, il retrouve, dans les entrailles d'un oiseau, le talisman de la princesse. Le lendemain, il découvre un trésor; il le met dans des pots avec des marchandises (des olives) ; il cache le talisman dans un des pots. Un navire doit le transporter avec ses marchandises vers la ville où règne (à son insu) la princesse Badoure, sa femme. Par suite d'un hasard, le navire part avec la cargaison, mais sans lui.
Le navire arrive au port et les olives sont achetées par la princesse Badoure, qui fait toujours fonction de roi. Elle trouve le talisman, le reconnaît, soupçonne ce qui est arrivé et ordonne au capitaine de retourner à son port d'origine et de lui amener le garçon jardinier, propriétaire des olives. Le prince est ainsi ramené près de Badoure, qui le reconnaît sans se laire reconnaître. Ce n'est qu'après diversessurprises, imaginées par Badoure S que celleci découvre son identité : Camaralzaman est ainsi réuni à sa femme et épouse en oiUre l'autre princesse, femme du pseudo-roi.
Au conte arabe A ^ s'oppose un groupe de quatre récits, deux orientaux et deux occidentaux.
B. Un conte traduit du turc, Aventures du prince AhdiiJselain et de la princesse Chehiissa, dans la Bibliothèque universelle des romans, -xoixx. 1777, p. 51 '. Quelques indications peu précises sur l'original turc sont données par le traducteur, p. 9.
C. Un récit oral, recueilli chez les Tatares-Tobol et traduit par Radlof, Proben der VolhsUlteralur der Tiirkischen Staminé Sïtd-Sibiriens, IV, 484.
1. L'original arabe a ici des scènes plus qu'osées, que Galland ei Lane laissent de côté, mais que Bunon a traduites (A pluiu and lilleral Iraiistalioii. Bcnares, 1885, III, 301).
2. Le conte inséré dans le Baliar Dainist) (traduction de Jonatlian Scott, Shrewsbury, 1799), III, 277, est une imitation directe de celui des Mille cl une. Nuits, donc sans valeur pour la critique.
3. Le traducteur est probablement Cardonne, qui est nommé dans le Diclioiiaaire des anonymes de Barbier parmi les collaborateurs de la Bibliothèque jtniv. des romans et qui a traduit d'autres contes turcs dans ses Mélanoes de littérature orientale .