Du sd(B,D), des thons salés, laraiiteUi
2. Il n'est plus question de l'objet précieux dans C et £". Dans D, les bijoux sont retrouvés dans le ventre d'un poisson ; on les montre aux parents de Pierre de Provence, qui croient leur fils ferdu ; cette vue ne fait naturellement qu'augmenter leur désespoir. (Lts objets piécieux retrouvés dans un poisson sont un thème fort ancien : exemple, l'anneau de Polycrate.) Dans B, le héros retrouve l'objet précieux dans le nid d'un faucon, mais trop tard pour pouvoir le joindre au trésor.
3. Le prince Abdulselam, après sa séparation d'avec Chelnissa, est réduit eu esclavage, et vendu à un vieillard qui commence parle bien traiter, mais le condamne à de durs travaux de jardinage, après que le prince a séduit sa fille. Cet épisode absurde est évidemment de l'invention du mtmc rédacteur qui a fait de l'introductioiî du récit un tissu d'incohérences.
LE THEME DE CAMARALZAMAN JIJ
est probablement l'œuvre du dernier rédacteur turc; enfin, dans B, l'héroïne entre au service d'un « traiteur », sans qu'il soit question, comme dans C, D, E, d'un établissement de bienfliisance ou d'utilité publique. Donc, C ne peut provenir de B, au moins de la rédaction traduite dans la BihJiolbèqiic universelle des romans.
Je me suis demandé si le récit turc, dont la date n'est pas connue et qui peut avoir été rédigé à une époque très récente, ne dérive pas du livre de Pierre de Provence qui eut, comme on sait, une immense popularité et qui fut même traduit en hébreu \ xMais B ressemble tantôt à D (Pierre de Provence), tantôt à E (Ottinello e Giulid) ~ ; en outre, tout en différant profondément de A, il présente de grandes analogies avec ce récit : dans A l'héroïne est une princesse de Chine, dans 5, la fille (( du grand mandarin de la Chine » ; le récit des aventures du héros, après la séparation des deux amants, de son séjour dans l'île où il fait du jardinage, présente aussi de nombreuses ressemblances de détail avec A, surtout si l'on ne tient pas compte des absurdités, qui sont l'œuvre du dernier rédacteur. B est par conséquent une version vraiment orientale, et n'a pas subi d'influences venues d'Occident.
Poursuivons. D (Pierre de Provence) est le seul récit où le héros, séparé de l'héroïne, ne se trouve pas recueilli par un jardinier ou chargé de travaux de jardinage. L'épisode du jardinier se trouvant dans E (Ottinello), ce poème ne peut provenir de D,»ainsi que l'a déjà constaté M. d'Ancona. — Mais, d'autre part, D ne peut être un dérivé de E: dans ce poème, et dans ce poème seulement, les deux amants sont endormis, au moment où l'oiseau enlève l'objet précieux. D a ici la version normale. On peut encore remarquer que le thème du récit est plus vraisemblable à mesure que la patrie du héros