LE CABINET D ESTAMPES
Il serait sans doute intéressant d’esquisser l’histoire de cette famille parisienne, dont le souvenir paraît bien effacé aujourd’hui; mais ce n’est pas ici le lieu. Je me contenterai de signaler que les descendants de Claude Boucot furent, au xyiii^ siècle, seigneurs du Colombier et de Judainville, et que les armes de la famille étaient : d'a\ur au chevron d^or^ accompagné en chef de deux molettes d’éperons^ et en pointe d'une gerbe^ le tout du même.
J’ajouterai que la petite-fille de Claude Boucot prit alliance avec le frère d’un personnage fort connu. On a vu que Claude Boucot laissa, entre autres enfants, un fils nommé François, l’aîné de la famille, qui devint à son tour garde des rôles des offices de France après la mort de son père. Ce François Boucot avait épousé Claude Douet, dont il eut une fille unique, nommée Claude comme sa mère. Claude Boucot fut mariée à Nicolas-Jérôme de Paris, seigneur de Branscourt, vicomte de Machault, conseiller au Parlement de Paris en la première Chambre des enquêtes; elle mourut, après cinq ou six mois de mariage, le 3 octobre 1719, à l’àge de dix-neuf ans^. Quant à son mari, Nicolas-Jérôme de Paris, mort en lySy, il était le frère puîné de François de Paris, dit le diacre Paris, qui devint après sa mort l’objet d’un véritable culte. Il n’est pas besoin de rappeler les extases des convulsionnaires et les scènes tumultueuses qui se produisirent sur le tombeau de François de Paris, au cimetière de Saint-Médard. Mais nous voici bien loin du cabinet d’estampes de Claude Boucot.
1. Au lieu de deux molettes d’éperons^ M. de Guilhermy, op. cit., a cru voir là deux étoiles.