Domicianus igitur imperator, ejus intelligens famam
accersitum eum in dolium ferventis olei ante portam latinam mitti jussit » {Légende dorée. De Sancto Johane apostolo et evangelista, XVI). La même scène est représentée à Anagni dans la crypte de la cathédrale. Cf. Barbier de Montant, dans Annales archéologiques, t. XVII, p. ii5. f
La Résurrection de Drusiana par saint Jean l’Évangéliste (Fresque de Giotto dans la chapelle Peruzzi, à Santa-Groce de Florence).
AU PALAIS DES PAPES d’aVIGNON. i3
ont monté les degrés. L’un d’entre eux lève les mains. Plus bas, on distingue mal divers assistants. Dans le déplorable état où elle nous est parvenue, la scène est d’une interprétation bien difficile. Il la faut chercher exclusivement, selon nous, dans la légende de saint Jean l’Évangéliste. Peut-être l’artiste nous a-t-il représenté ici, comme à Saint-Macaire, saint Jean établissant en Asie des églises nouvelles ^
On le voit, les fresques de la chapelle du consistoire n’avaient pas été jusqu’à ce jour suffisamment étudiées. L’iconographie en restait douteuse sur plusieurs points; on avait même méconnu le thème général qui inspire et ordonne tout cet ensemble décoratif.
Le parallélisme établi par la théologie médiévale entre les deux saints Jean^ s’est pourtant souvent exprimé dans l’art religieux. Les exemples n’en sont point rares dans notre pays^, ils abondent dans la peinture italienne du xiv® siècle. C’est à ces deux saints que Giotto, — pour citer un exemple fameux entre tous, — a consacré toute la décoration de la chapelle Peruzzi à Santa-Groce de Florence. En six tableaux, il nous représente, d’une part, l’Annonce à
1. Cf. Bulletin monumental, t. XXVI, p. 787. — Ou peut-être la mort de saint Jean disparu soudain aux yeux des fidèles dans la fosse qu’il avait fait creuser au pied de l’autel (cf. E. Mâle, op. cit., p. SqS).