‹ Mélanges offerts à M. Henry LemonnierChapitre 131 sur 220 · P. 99, note · texte numérisé non relu

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2. Il n’est signalé ni dans le livre de M. Jouin sur Coy:{evox

3o4 les bustes des trois Gabriel.

Le personnage, ainsi qu’on le voit sur la photographie, ne porte aucune décoration. Il a une perruque haute et abondamment bouclée et est vêtu d’une chemise fermée au col par deux boutons, par-dessus laquelle est drapé un ample manteau. L’allure du buste rappelle un peu celui du Lebrun de l’Académie, aujourd’hui au Louvre; mais la figure, aux traits nobles et réguliers, manque légèrement d’accent.

Il n’en faut pas du reste accuser le sculpteur; car il s’agit ici, à n’en pas douter, d’un portrait rétrospectif, celui de Jacques Gabriel^ qui était mort en 1686.

On sait la longue suite d’architectes portant le même nom et le même prénom que nous devons de pouvoir distinguer aux recherches généalogiques de M*"® Despierres’ et à celles plus récentes dont M. le comte de Fels a donné le résultat dans son bel ouvrage sur le dernier d’entre eux, Ange-Jacques Gabriel^. On trouve à l’origine un maçon rouennais,' puis un Jacques Gabriel établi en Touraine, à Saint-Paterne, et ami de Racan. C’est le fils de celui-ci, qui se nomme également Jacques Gabriel, qui s’établit à Paris en i663 et arrive à la notoriété et à la fortune. Il est architecte et entrepreneur des bâtiments du roi et épouse une nièce de François Mansart, cousine de Jules Hardouin-Mansart, nommée Marie Delisle. Il travaille aux Gobelins, à Versailles, à Clagny, à Trianon, construit le premier château de Choisy et le Pont-Royal à Paris; il meurt en 1686. C’est lui que Coyzevox reçut mission de représenter rétrospectivement en 171 1, au

ni dans le sévère compte-rendu qu’en donna Courajod dans le Bulletin critique de 1884.

1. Recherches sur Vorigine provinciale des Gabriel [Réunion des Sociétés des beaux-arts des départements^ t. XIX)

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