Cf. De Niccola, loc. cit., p. 336 et suiv
5. « Magister Simon, pictor, mortuus est in curia; cujus exequias fecimus in conventu die iiii mensis augusti »; (( ante mortalitatem [peste de 1348] domina Johanna, uxor dicti magistri Simonis redivit a Vignone Senas, induta de panno bruno ut vidua dicti magistri Simonis, olim mariti sui, et tune dixit sibi testi quod dictus magister Simon mortuus erat Vignoni » (Milanesi, t. I, p. 244).
6. Alors que l’on trouve dans les comptes de la chambre apostolique beaucoup de textes relatifs à la décoration des chapelles Saint-Martial et Saint-Michel par Matteo de Viterbe (cf. Ehrle, p. 267 et suiv.; Denifle, dans Archiv für Literatur-u. Kirchengeschichte, t. IV, p. 602 et suiv.; E. Müntz, dans Bulletin monumental, 1884, p. 378 et suiv.), les mentions concernant les peintures effectuées dans la chapelle Saint-Jean sont très rares. On voit seulement en octobre 1347 quelques-
l6 LES FRESQUES DE LA CHAPELLE SAINT-JEAN.
Ce sont bien pourtant ses élèves ou ses proches que l’on retrouve ici. Mille traits caractéristiques rappellent dans leur oeuvre l’art du pays natal. Ces femmes, aux tresses blondes, aux tailles larges et molles qui assistent à la résurrection de Drusiana ou à la crucifixion du Christ, on croit les avoir aperçues déjà dans les tableaux des peintres d’Italie. L'une d’elles élève les bras en rapprochant les mains dans un geste qui rappelle Duccio et la chapelle des Espagnols à Santa-Maria Novella de Florence L Et l’on retrouve également dans les fonds des tableaux siennois ces architectures cosmatesques et grêles, aux incrustations de mosaïque, aux voûtes bleues constellées d’or qui évoquent le souvenir des basiliques romaines, des églises d’Orvieto, de Sienne, de Viterbe, d’Arezzo ou d’Assise.
Mais ce serait une tâche trop facile et vraiment superflue que de démontrer, après tant d’autres, le caractère italien des peintures de la chapelle Saint- Jean. Il nous suffit ici d’avoir identifié les sujets qui s’y trouvent représentés et d’en avoir, à l’aide de quelques comparaisons, éclairé l’iconographie. La chose n’était pas tout à fait inutile. Quelque mystère, on l’a vu, obscurcissait encore ces fresques pourtant célèbres.
uns des peintres qui avaient travaillé au Consistoire travailler aussi à la chapelle du Consistoire : « Isti operarii infrascripti operati sunt in palatio in die isto, aliqui in aula parva, et deambulatorio, et concistorio, et pro cappella dicti concistorii » (Denitle, loc. cit., t. IV, p. 628).