I. Archives nationales, H
et remarqué que le groupe principal, qui a été doré en entier, est taché et noirci en beaucoup d’endroits, et que plusieurs parties sont enlevées, que presque toute la dorure des attributs est anéantie et plusieurs parties qui avoient été dorées pour produire des effets nécessaires n’existant plus, il en résulte un préjudice notable, sur quoy notre avis est qu’il conviendroit de redorer en entier ledit groupe et surtout les ornements et les parties des attributs qui l’ont été, pour remettre le tout dans le même état qu’il étoit lors du procès-verbal de réception fait le 5 septembre 1687, et satisfaire à l’article 7 du contrat de donation et de substitution susdaté, mais ayant remarqué que la place entière est remplie de pierres et matériaux qui occasionnent un embarras continuel et beaucoup de poussière et que lesdits matériaux étant destinés pour les bâtiments du Palais-Royal, cet inconvénient doit encore durer plusieurs années pendant lesquelles il seroit impossible de faire cet ouvrage avec succès, nous estimons qu’il peut être différé jusques après la prochaine visite.
Lors de la visite suivante, qui eut lieu le 16 juillet 1772^, les architectes experts Pierre-Louis Moreau et son confrère Joseph Peyre, de l’Académie royale d’architecture, ne trouvèrent rien à redire à l’ensemble du monument, les travaux essentiels à sa solidité et à sa conservation ayant été exécutés; toutefois, ils jugèrent nécessaire de restaurer les marbres du piédestal disjoints et fracturés en maints endroits et, de plus, ils crurent devoir appeler de nouveau l’attention sur la dorure du groupe principal qui laissait de plus en plus à désirer :
Ayant examiné la dorure dudit monument, disent les experts, nous avons remarqué que le groupe principal, qui a été doré en entier, est taché et noircy en beaucoup d’endroits, que plusieurs parties sont enlevées, et que