‹ Mélanges offerts à M. Henry LemonnierChapitre 196 sur 220 · i5 septembre 1777, t. XI, p · texte numérisé non relu

i5 septembre 1777, t. XI, p

médite en vrai poète. » Suit alors la description de l’esquisse de Greuze « qui laissait à réfléchir ».

Les connaisseurs reprochaient à Wille le fils de mal dessiner, d’avoir un coloris lourd, trop obscur dans les ombres et trop brillant dans les lumières elles-mêmes trop dispersées L Ils n’avaient pas tort : Wille n’a jamais su correctement dessiner une main ou un pied; nous ne parlons pas de la Mère contente ou de la Mère mécontente qui sont œuvre de jeunesse, mais des tableaux de S041 âge mûr, de la Double récompense de mérite, du Patriotisme fran-^ cais. Il y a d’évidentes disproportions entre les membres et des erreurs d’anatomie.

Les suffrages du public consolaient Wille le fils des critiques des connaisseurs La bourgeoisie achetait les gravures que, d’après ses œuvres, exécutaient son père, Dennel et les autres. Et puis quelques auteurs prenaient sa défense, certains le préféraient même à Greuze : « Les âmes sensibles, disaient-ils à propos de la Double récompense du mérite, sont délicieusement affectées par ces scènes touchantes, alors qu’elles se révoltent à l’aspect d’un père maudissant son fils parce qu’il s’est fait soldat^. » Un autre'^ affirmait qu’on « cherchait bassement à décourager ce jeune artiste », mais il commençait par « oublier d’en parler », ce qui prouve que ce jeune artiste de quarante ans ne s’imposait guère.

Si le Maréchal des logis Gillet'^ ou le Dévouement

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