‹ Mélanges offerts à M. Henry LemonnierChapitre 197 sur 220 · Mémoires secrets, t. XXX, p · texte numérisé non relu

Mémoires secrets, t. XXX, p

du duc de BrunsTPick intéressèrent les visiteurs du Salon, ce fut plus par le sujet que par l’exécution. U 3imem des Mémoires secrets^ disait même à propos de ce dernier tableau : « Ce sujet, proposé longtemps par l’Académie française à l’émulation de nos jeunes poètes et qui a été l’écueil de tous, n’est pas plus heureusement traité en peinture. C’est M. Wille, accoutumé à saisir les anecdotes du temps, qui s’en est emparé, mais il exigeait un sublime d’expression audessus de ses forces. »

Wille le fils, comprenant que la peinture académique l’emportait, avait essayé, comme Aubry, de se muer en peintre d’histoire et au Salon de 1783 il avait exposé une Cléopâtre. Wille reçut quelques éloges pour son effort^, mais il s’aperçut que là n’était pas sa voie. Il avait aussi tenté le grand portrait officiel avec draperies et colonnades en reproduisant les traits du garde des sceaux Hue de Miromesnil ; l’essai n’avait pas été beaucoup plus heureux.

Il est regrettable que Wille le fils n’ait pas plutôt répété son Petit Vaux-Hall. Il était né pour la caricature, ses têtes de vieillards étaient amusantes; dans sa Dédicace du poème épique., la moquerie retenue de la jeune femme inconsciente de sa partielle nudité, le contentement un peu ironique du poète famélique sont joliment indiqués, Wille le fils gravait avec quelque lourdeur, mais possédait le sens des valeurs; sa planche du Vaux-Hall est fort bonne; si les procédés classiques, les tailles en losange et les pointillés, hérités de son père, apparaissent par endroits, les hachures se pressent sur le cuivre égratigné et pro-

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