‹ Mélanges offerts à M. Henry LemonnierChapitre 23 sur 220 · I. Légende dorée, p. 2i · texte numérisé non relu

I. Légende dorée, p. 2i

JACOPO BELLINI

réaliser, dans l’imagination de l’artiste, l’idéal rêvé, réunir indifféremment, dans son ornementation, la vie de la Vierge aux danses bachiques.

Si l’explication des scènes représentées reste subordonnée à un point d’interrogation, pouvons-nous fournir des renseignements plus précis sur l’auteur de ces deux panneaux? Hélas, là encore nous nous trouvons en présence d’un problème complexe!

Crow^e et Cavalcaselle, qui furent parmi les premiers à parler de ces peintures attribuées traditionnellement à Botticelli, les mirent au compte du Bolonais Marco Zoppo, un élève de Squarcione, dont les draperies offrent une dureté que M. Adolfo Venturi a comparée avec raison à des racines d’arbres.

Aussi, ce baptême ne devait-il pas résister à un examen sérieux. Il est d’ailleurs très probable que ces panneaux proviennent du château d’Urbin et qu’ils ont été amenés à Rome par le cardinal Antonio Barberini avec les vingt-huit portraits que ce prélat enleva au palais habité naguère par Frédéric de Montefeltre. Cette provenance, établie avec une certaine vraisemblance, devait tout naturellement diriger les hypothèses sur les artistes ayant travaillé dans la patrie de Raphaël.

Frappé par la prédominance des architectures, M. Schmarsow^ pensa à Luciano da Laurana, à qui le duc avait confié la construction de son palais h Quelques années après, M. Adolfo Venturi aborda à son tour le problème. En raison du rôle que Fra

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