I. Melo:{:{0 da Forlî, Berlin, 1886, p. 36i
JACOPO BELLINI. 5g
Bartolommeo di Giovanni, dit Fra Carnevale, avait joué à Urbin, l’éminent historien de Fart italien crut pouvoir mettre le nom de ce peintre au bas de ces ensembles F Nous savons, en effet, par Vasari, que Fra Carnevale excellait à retracer des architectures et que Bramante s’était initié à sa profession en copiant ses œuvres. Un indice plus spécial s’ajoutait, aux yeux de M. Venturi, à cet argument d’ordre général. Fra Carnevale avait peint en 1467, pour une église d’Urbin, Santa-Maria-della-Bella, un retable figurant précisément la Nativité de la Vierge. Or, ce retable, accaparé en i63i par le cardinal Barberini, avait été remplacé par une copie qui disparut d’Urbin lors des guerres napoléoniennes. Établissant une corrélation entre le sujet peint par Fra Carnevale et l’un des panneaux conservés à la galerie Barberini, considérant, d’autre part, que ce tableau avait beaucoup de chance d’être celui dont le cardinal s’était emparé, M. Venturi crut pouvoir souligner son attribution d’un rapprochement qui ne manquait pas de vraisemblance.
Aussi MM. Lafenestre et Richtenberger se rangèrent-ils à son avis^. Cette hypothèse fut toutefois combattue par M. Gustavo Frizzoni^. Dans un article récent, M. Walter Bombe reprenait à son compte l’hypothèse de M. Venturi F Après avoir toutefois découvert tout dernièrement la copie de la Nativité de Fra Carnevale dans une église de Gropello d’Adda, près de Milan, et constaté qu’elle ne ressemblait nullement au tableau de la galerie Barberini, cet auteur