‹ Mélanges offerts à M. Henry LemonnierChapitre 28 sur 220 · I. N" 41 de l’édition Goloubew · texte numérisé non relu

I. N" 41 de l’édition Goloubew

JACOPO BELLINI

tures de la galerie Barberini jalonnent donc l’évolution de l’art qui mène des dessins de Jacopo à V Ecole d'Athènes. Plus on étudiera les dessins du grand peintre vénitien, plus on reconnaîtra en lui un précurseur de Raphaël'.

Le dessin dans lequel les commentateurs croient apercevoir le Christ pleuré par ses disciples'^^o^rt en perspective une charpente de toit apparente très semblable à celle qui se développe à l’intérieur de l’église, dans un des tableaux de Rome.

Le recueil de Londres a également des points de contact avec les compositions de la galerie Barberini. Bornons-nous à citer les analogies qu’offre le guerrier étendu sur le sol dans un Projet de monument^., avec l’attitude des trois miséreux au seuil du temple dans l’un des panneaux de Rome, et notons la ressemblance entre la jeune mère qui file'* et la personne servant d’intermédiaire entre les deux femmes qui se serrent la main dans la Nativité.

Après avoir constaté les liens qui rattachent les dessins de Jacopo Bellini aux panneaux soumis à notre attention, il importe d’insister sur les différences qui rendraient inacceptable l’attribution de

1. Nous ne sommes pas les premiers à rapprocher ces deux maîtres. Déjà un auteur qui écrivait sur la Crucifixion de Jacopo Bellini à Vérone, avant la disparition de cette fresque en 175g, Giambettino Cignaroli, notait des ressemblances entre leurs œuvres (la lettre de Cignaroli est citée par G. Ricci, Jacopo Bellini et i siioi libri di disegni. Florence, 1908, t. I, p. 5g et suiv.).

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