‹ Mélanges offerts à M. Henry LemonnierChapitre 31 sur 220 · Ad. Venturi, op. cit.j p · texte numérisé non relu

Ad. Venturi, op. cit.j p

2. Vies des peintres, trad. Leclanché, Paris, 1841, t. II, p. 332.

JACOPO BELLINI

problèmes analogues. Ainsi Paolo Uccello, cet adepte fervent des études de perspective, exécuta une Annonciation « où l’on remarquait un édifice qui, dans un petit espace, offrait l’illusion d’une grande étendue » ’ . Andrea del Gastagno, l’auteur réaliste de la fameuse Cène^ introduisit dans un Christ à la colonne de S. Croce, que Vasari considérait comme son chefd’œuvre, « une loge dont les voûtes et les parois étaient mises en perspective avec un tel art et un tel soin, que l’on doit avouer qu’il était aussi savant perspectiviste qu’habile dessinateur Ne parlons pas de Domenico Veneziano, dont la Vierge entre plusieurs saints aux Offices révèle les mêmes tendances.

Pour citer encore un Florentin, mentionnons Maso Finiguerra. « Jamais personne », — nous déclare Vasari, — « ne s’était encore rencontré qui sût graver autant de figures que lui dans un grand ou petit espace ». Or, il se trouve qu’une planche attribuée à l’atelier de Maso Finiguerra et de ses successeurs par les récents historiens de la gravure florentine, MM. Golvin et Hind, offre des ressemblances frappantes avec les panneaux de Rome, non seulement dans la distribution des personnages par rapport à l’architecture, mais surtout dans le port des vêtements. Il s’agit de la gravure intitulée le Temple de Pilate (P. V, 41, 98) et datée des années 1460 à 1480^. Ges analogies de costumes fixent approximativement la date qu’il convient d’attribuer aux tableaux de la galerie Barberini. Nous pouvons les placer aux envi-

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