Gaston Paris, La légende de Saladin; Paris, iSgJ, in
2. Paolo Giovio, né en 1483, mort en i552; nommé évêque de Nocera en i528. Il avait établi son musée à Côme, sa ville natale.
3. F. Kenner, Die Portrdtsammlung des Er:{her:{ogs Ferdinand von Tyrol; Jahrbuch der Kunsthistorischen Sammlungen des Allerhôchsten Kaiserhauses, t. XIV, 1893, p. 52-53, et t. XIX, 1898, p. ii5-ii6. — E. Müntz, Le Musée de portraits de Paul Jove; extrait des Mémoires de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, t. XXXVI, 2* partie; Paris, 1900, in-4‘’.
96 UN PORTRAIT DE SULTAN
duc Corne I®*’ de Médicis fit faire entre i552 et i568 par Cristoforo delP Altissimo ; on peut la voir aujourd’hui dans le corridor de la galerie Pitti, avec toutes les autres de la même série ^ (voir la pl.). La seconde, exécutée d’après celle-ci et par conséquent de valeur moindre, fait partie de là collection de portraits de l’archiduc Ferdinand de Tyrol (1529-]- 1595), jadis au château d’Ambras et actuellement au Musée impérial de Vienne^. La première gravure, exécutée d’après le tableau même de Paul Jove, orne l’édition bâloise des Eloges des guerriers illustres du savant prélat^, publiée après sa mort, en iSyy. La seconde, copiée d’après celle-ci par un artiste flamand assez médiocre, semble dater du xvii^ siècle^.
Tous ces portraits, dérivés d’un même original, représentent le sultan Saladin en buste, de face, avec une grande barbe à deux pointes, coiffé d’un turban en étoffe blanche, à cinq pointes contournées; il est vêtu d’une robe à rayures fines et d’un manteau à col de fourrure. Si cette coiffure singulière n’est pas absolument pareille à celle de notre émail, il y a du moins entre elles une analogie indéniable, et il faudrait d’autant moins la négliger que le turban cornu de Saladin n’est aucunement une fantaisie du peintre de Paul Jove. Ce dernier a pris soin, en effet, d’en
1. Catalogue de la galerie royale des Ufi^i à Florence; Florence, 1897, in-8“; n° 428, p. 225.
2. Uebersicht der Kunsthistorischen Sammlungen des Allerhôchsten Kaiserhauses ; Vienne, 1907, in-12; p. 194.
3. Eigentliche und gedenkwürdige Contrafacturen oder Anbildungen ivolverdienter und weitberümpter Kriegshelden...; Basel, P. Perna, 1577, petit in-4°; fol. B2 v®.
4. Bibliothèque nationale. Cabinet des Estampes; Portraits (Saladin).
Le Sultan Saladin.
(Florence, xMusée des Offices.)