I. La Renaissance J t. II, p. 294 et suiv
EN NORMANDIE
dans les estampes qu’il la faut chercher directement. Dans la gravure sur cuivre de la planète Venere, qui fait partie de la série des planètes attribuée par Passavant à Baccio Baldini et qui est conçue dans sa partie supérieure comme un triomphe de l’Amour, la frise d’un édifice porte l’inscription « Omniavincit amor Or, M. É. Mâle a dit l’extraordinaire fortune de cette série. Deux manuscrits des Triomphes à la bibliothèque de l’ArsenaP, du début du règne de François I®*', portent au-dessous des scènes, en français, Amour vainc le Monde, Chasteté vainc l’Amour, la Mort vainc Chasteté, Bonne Renommée vainc la Mort, le Temps vainc Bonne Renommée, Éternité vainc Tout. La première édition française illustrée des « Triumphes de messire Françoys Petracque de i5i4, met en commentaire du beau xylographe où le poète endormi sous une treille voit passer le triomphe de l’Amour, « Amor vincit mondum » ; et sur une estampe attribuée à Jean Duvet, datée de i524, circulaire celle-là comme un médaillon, les triomphes associés de la Renommée et de la Divinité sont commentés par la légende « Eternitas seu Divinitas omnia vincit ».
• Enfin, c’est une influence de même nature qu’il faut voir dans certaines figurations plastiques de l’Entrée de François I®r à Caen en i532. Les entrées solennelles sont de l’art vivant, une mise en scène réelle, un bas-relief qui marche. Parmi beaucoup de motifs empruntés au symbolisme du moyen âge, mystères, allégories des vertus, de la Renommée, du Verger