‹ Mélanges offerts à M. Henry LemonnierChapitre 81 sur 220 · Fol. I2I b · texte numérisé non relu

Fol. I2I b

REMARQUES TRIENNALES

A Florence, enfin, le mercredi 22 octobre 1608, Duval vit une comédie en musique. Sur la scène du palais Pitti, on représenta les Amours d’Endjrmion et de la lune ; Duval admira beaucoup les machines : le théâtre changea trois ou quatre fois, des chariots descendirent du ciel, Phébus passa « par le milieu du théâtre » avec ses chevaux, et l’on figura « vne infinité de crotesques et resueries telles que se les peuuent représenter ceux qui songent... Tous les personnages jouèrent leur jeu en chantant, leur voix estant accompagnée de guiterons, luths, théorbes, espinettes et aultres instrumens. Gela est une inuention renouuelée des Grecqs qui les premiers chantèrent des comédies et faisoit bon ouyr telle musique, correspondante si bien a la voix de chasque personnage qui jouoit » h

Il y eut divers « intermezes » ; en particulier, un ballet à la française. Le grand-duc de Toscane avait fait venir « deux bandes de violions, les vns d’Auignon et les aultres de Mapeille, qui ont la réputation par dessus tous aultres ». Duval décrit les pas : six hommes et six filles représentèrent diverses figures en dansant, et le « grand prince et la grande princesse » dansèrent des gaillardes à la mode du pays^.

Le 25 octobre fut donnée, dans le « vieil château », une grande comédie, sur le Jugement de Paris : la mise en scène en était merveilleuse^. Duval assista

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