‹ Mélanges offerts à M. Henry LemonnierChapitre 82 sur 220 · Fol. 178 a · texte numérisé non relu

Fol. 178 a

DE JEAN-BAPTISTE DUVAL

aussi au ballet à cheval; quatre esclaves avaient chacun, à l’arçon de leur selle, deux tambours turcs qu’ils battaient à leur mode, et l’on entendit aussi un orchestre barbare, formé de deux flageolets, un « tambour de Biscaye sans parchemin, une cymbale et deux trompettes de gallères turques ».

Ce que Duval nous rapporte au sujet de la musique de Rome est beaucoup moins intéressant que ses remarques sur la musique de Venise et de Florence. Le 3o novembre 1608, il raconte qu’il entendit chanter la messe dans la chapelle du pape « en grande dévotion »’, et, le 14 janvier 1609, il consigne dans son journal que les hautbois ont joué, le matin, sur la galerie de la grosse tour du « castel Saint-Ange », ainsi qu’ils le font quotidiennement pendant l’hiver. En d’autres moments de l’année, ils ne jouent que la vigile des fêtes ou la veille d’une « exécution de justice à mort »

En revenant d’Italie, Duval passa par Strasbourg : il observe que le carillon de l’horloge, à la cathédrale, sonne les « psaumes à la luthérienne »

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