‹ Mélanges offerts par ses amis et ses élèves à M. Gustave LansonChapitre 104 sur 276 · ld., 188, f · texte numérisé non relu

ld., 188, f

3. Copie de cette lettre du 31 octobre (vieux style) se trouve dans Ms. Rawlinson, A, 194, p. 221 (en anglais).

les Provinces-Unies reçu de l'argent pour lever un régiment, et de l'avoir gardé pour lui, et aussi de s'être livré à des travaux d'espionnage entre les deux pays de France et d'Angleterre '. Veiras oubliait qu'il avait autrefois collaboré, comme traducteur, à ces travaux de Scott, et qu'ils ne lui avaient sans doute pas paru alors aussi condamnables.

Je ne sais combien la déposition de Veiras lui fut payée ; j'aime à croire qu'elle était véridique, et que s'il se décida à accuser un homme de qui il avait reçu de bons procédés et de l'argent, ce ne fut pas pour vendre contre lui des mensonges. J'imagine d'ailleurs qu'il oublia de rendre à Scott ce que celui-ci lui avait précédemment prêté

On m'excusera de m'être attardé à conter cette anecdote : elle éclaire d'un jour singulier l'âme du pauvre aventurier, auquel un livre hardi et curieux a fait une place dans l'histoire de nos idées.

Georges Ascoli, Chargé d'un cours de littérature française à la Faculté des lettres de Lille.

Page 1