‹ Mélanges offerts par ses amis et ses élèves à M. Gustave LansonChapitre 136 sur 276 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

5. « Nous en avons compté plus de quarante et notre liste n'est pas complète. » L'article Aruspice est copié textuellement.

même ses « dérangements d'époques », c'est-à-dire ses anachronismes) ; dans le Dictionnaire de la Bible de Dom Calmet ; dans le Dictionnaire économique de Chomel ; dans le Dictionnaire de Peinture ; dans le Dictionnaire de Marine d'Aubin. Trop fréquemment les Encyclopédistes prennent leur bien où ils le trouvent, et cela sans crier gare : si Daubenton avoue avoir suivi, pour son article Abeille, les Mémoires pour servir à V Histoire des Insectes de Réaumur ; si d'Alembert, pour son article Aberration en Astronomie, reconnaît s'être inspiré des Institutions astronomiques de Le Monnier, — en revanche, l'article Aristotélisme est pris, en majeure partie, à YHistoire critique de la Philosophie de Deslandes (t. II, p. 266 et suiv.), et on ne le dit pas ; l'article Aes ustum ou Cuivre brûlé est tiré de la Chimie médicale de Malouin (t. II, p. 29 et 30), et on ne le dit pas ; l'article Agir, un des plus importants et des plus loués par le Discours préliminaire, est froidement signé de l'abbé Yvon, alors qu'il « est tout entier et mot à mot du P. Buff;er, Traité des Premières Vérités, chap. XVII, XVIII et XIX », sauf quelques passages omis ; tout « un grand morceau de métaphysique » de l'article Ame « est transcrit du livre de M. Jacquelot intitulé Dissertations sur V existence de Dieu, 4° p. 353 et suiv., édit. de la Haye, 1697 ». L'article Amphithéâtre est abrégé d'un morceau de Y Antiquité expliquée par le P. Montfaucon (t. III, p. 254 et suiv.). — L'article Androïde est adapté du Flûteur automate de Vaucanson. Et ainsi de suite. (Et le P. Berthier prend la peine de recopier parfois le passage plagié et le texte de Y Encyclopédie : leur juxtaposition est pleinement convaincante ).

3° Le P. Berthier relève tous les lapsus, toutes les fautes d'impression (au mot Antimoine, il est question d'une certaine drogue que Y Encyclopédie appelle Boule des Brcques, alors qu'elle se nomme en réalité Boule des Et'êques, etc.), les erreurs historiques, les confusions entre le pape Paul V et le pape Nicolas V, les « tautologies ou répétitions de choses », ce qui prouve que <; plusieurs auteurs ont travaillé sur les mêmes articles et qu'ils n'ont pu conférer ensuite, pour former l'harmonie du tout ensemble ' ».

4° Le P. Berthier reconnaît qu' « on trouve dans ce Dictionnaire beaucoup de choses neuves et recherchées concernant les arts et les métiers2 »; mais il note une tendance fâcheuse à exclure de Y Encyclopédie des noms de rois, de savants, de saints (rien sur Abraham, rien sur Saint Ambroise, rien sur Saint Augustin, rien sur Alexandre le Grand, rien sur Auguste), alors qu'on y admet des divinités païennes, môme du deuxième et du troisième rang, comme Abellion, Achor, Acratus, Adéphagie, Adramelech, Aius Locutius ; et que l'on trouve

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