‹ Mélanges offerts par ses amis et ses élèves à M. Gustave LansonChapitre 208 sur 276 · Vers · texte numérisé non relu

Vers

2. Le premier tirage porte le millésime de 1838, mais il est annoncé seulement dans le Journal de la Librairie du 17 août 1839.

3. Homme de lettres, puis magistrat, né à Thionville en 1815, conseiller à la Cour de Cassation en 1875, mort en 1891. C'est lui qui dirigeait la collection des Petits poèmes grecs. Les passages cités ci-dessus des Argonautiques orphiques sont empruntés à sa traduction.

ses Argonauliques, mais son traité des Pierres, et ses Hymnes dont Leconte de Lisle a donné une version en prose à la suite de son Hésiode (1869), et une paraphrase en vers qui a été recueillie dans les Derniers Poèmes. Une notice, empruntée à Delisle de Sales, sans taire les doutes des savants sur l'existence d'Orphée et sur l'authenticité de ses poésies, fixait la naissance de l'un soixante-dix-sept ans avant la guerre de Troie, et attribuait aux autres une égale antiquité. Une préface, spéciale aux Poèmes Orphiques, et l'introduction générale du recueil, rédigées toutes les deux par Falconnet, montraient dans Orphée le contemporain de l'époque pélasgique et le représentant de la plus ancienne civilisation hellénique. Il n'est pas étonnant, dès lors, que Leconte de Lisle, voulant peindre le Grèce préhomérique, soit allé chercher, sinon toutes les couleurs de son tableau, du moins les lignes et quelques ornements du cadre dont il l'a entouré, dans cet épisode des Argonautiques où Orphée se met lui-même en scène, entre Chiron et Achille, dans l'antre du Pélion couronné de forêts.

Nancy, 1914.

Edmond Estève.

Professeur de littérature française à l'Université de Nancy.

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