‹ Mélanges offerts par ses amis et ses élèves à M. Gustave LansonChapitre 247 sur 276 · Moniteur, 1839, 6 juillet · texte numérisé non relu

Moniteur, 1839, 6 juillet

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pour 1839, 96 000 francs à l'imprimerie royale, 44 000 francs à Crapelet.

L'incident fut vidé au fond quand vint la discussion du budget ' ; elle fut longue et confuse, et je n'en puis donner ici qu'une idée sommaire.

Salvandy ne reconnut une dépense (réelle) que de 173 000 francs, puis 177 000 francs. Poussé de retranchement en retranchement, il indiqua le chiffre de 273 000 francs comme le maximum qu'on pût lui imputer ; mais il n'admit pas ce maximum.

Le rapporteur dressa le bilan des exercices 1833-1839, et conclut qu'au déficit de 115 000 francs imputé à 1839 (dont 70 000 francs reportés) il fallait ajouter une somme de 111 765 francs qu'il était impossible de reporter sur 1840, car cet exercice était engagé pour 181 580 francs.

Vivien reconnut qu'en ajoutant aux souscriptions anciennes (8000 fr. en 1813, 86 000 francs de 1813 à 1835) les souscriptions récentes de Guizot, Salvandy s'était trouvé en face d'engagements pris pour 600 274 francs, soit probablement 100 000 francs par an, sur 150 000 fr. pour les six années suivantes 2 Mais au lieu de suspendre ou de ralentir ses souscriptions, il en avait pris pour 398 000 francs, en six mois, à dater du 15 avril 1837 3. Encore y avait-il des ouvrages dont le nombre de livraisons et le prix étaient inconnus.

Le rapporteur se déclara d'accord avec lui ; les engagements avaient passé sous Salvandy de 600 à 900 000 francs.

Vivien observa encore qu'il fallait bien de la confusion pour que de tels écarts subsistassent entre les chiffres. Il n'y avait ni grand livre, ni registre, ni comptabilité régulière.

Autre fait : les souscriptions payables en 1838 avaient dû, faute de fonds, s'arrêter au 28 mai; d'où les 70 000 francs reportés sur 1839. Or, après cette suspension de paiements, Salvandy avait encore pris 200 000 francs (ou 230, ou 280 000 ; le chiffre est effacé) d'engagements nouveaux. C'est pourquoi la Commission avait inséré un blâme dans son rapport.

Une nouvelle passe d'armes suivit entre Villemain et Salvandy. Le premier maintint que, pour 1840 seulement, l'arriéré à payer se montait à 293 345 francs ; avec les crédits ordinaires et extraordinaires il lui resterait à peine 20 000 fr. disponibles. Le second argua de la discordance des chiffres (293 345 francs sur un feuillet, 315 000 sur un autre) et prétendit, non sans audace, que Villemain aurait pu se contenter de son crédit comme il l'avait fait du sien. Villemain lui répondit finement et dignement.

Entre temps, Auguis avait rappelé la Chambre à la discussion du

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