‹ Mélanges oratoiresChapitre 40 sur 67 · PANÉCVRIQLK DE LA PROPAGATION DE LA FOI · texte numérisé non relu

PANÉCVRIQLK DE LA PROPAGATION DE LA FOI

sez pas en lui le véritable héritier du Christ ; dites-moi, surtout, si vous ne vous sentez pas subjugué par ce témoignage ininterrompu : car l'homme, qui peut l'aire un mensonge de sa parole, n'a jamais pu faire un mensonge de la donation de sa vie, et la plus grande autorité qui s'impose à l'esprit, ce n'est point Bossuet prophétisant du haut de sa chaire, c'est Pierre de Vérone massacré pour la foi, et, après avoir perdu la parole, trempant encore le doigt dans son sang pour écrire sur la poussière : « Je crois. »

Soyez fiers, mes frères, de votre présence et de votre coopéralion à une telle solennité : la belle tradition du serment par la mort volontaire, c'est vous qui la perpétuez dans cette généreuse association. Grâce à elle, les prétoires ne se ferment jamais ; dans l'Église le sacrifice sanglant ne cesse pas, et plus on meurt pour la foi, plus elle triomphe : car rien ne prouve mieux la divinité d'une religion que le privilège de toujours souffrir sans jamais finir. Aussi laissez-les dire, ceux qui ajournent rextinction de notre sacerdoce à quelques années d'ici. S'il est vrai que notre parole soit jamais récusée, la croix brisée dans nos mains, et cette cathédrale fermée, quand la France ne voudra plus de notre sang, nous irons l'offrir à la Chine. De propagateurs de la foi en deçà des frontières, nous passerons à la propagation d'au delà ; et, pourvu que Yeddo ou Pékin nous accordent au moins l'hospitalité d'une tombe sanglante, un jour, alors que Paris ne sera plus et que les orgueils de l'Occident auront fait leur temps, en nous retrouvant dans cette pourpre de martyrs, les centurions du mandarinisme ne manqueront de s'écrier : « Ceux-là étaient les véritables témoins de Dieu. »

La Propagation de la foi entretient donc ici-bas la preuve héroïque de notre vérité ; elle est aussi l'apanage caractéristique et le levier de sa catholicité.

Rien n'est plus opposé que la nationalité à l'idée essentielle de religion. Qui dit religion, dit vérité universelle ; qui dit nationalité, dit vérité locale : donc la vraie religion, sans exclure les nationalités, doit les embrasser toutes. Jésus-Christ, le premier, a introduit ici-bas cette nouveauté, en fondant la distinction des deux pouvoirs : à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu,

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c'est-à-dire, à César l'empire matériel qui a des bornes, à Dieu l'empire spirituel qui n'en a pas. Seul, en effet, Jésus a conçu, pardessus toutes les limites de race et de pays, le royaume des âmes et la république universelle des consciences ; création dont je le remercie au nom de la dignité humaine : car le despotisme qui entre, le glaive en main, dans les âmes, est le plus avilissant. Donc, qu'on ne surnomme plus Piome la capitale du despotisme religieux, elle est la citadelle sacrée de la liberté de conscience. Il y a servitude partout où le même homme frappe les impôts et règle les prières, fait plier les corps en même temps que les âmes ; il y a liberté partout où les âmes ont voté leur dépendance et ne lléchissent que par amour. Aussi le Pape n'est jamais souverain étranger dans nos consciences, parce qu'il n'y entre qu'avec notre permission ; mais le czar et le sultan y sont toujours intrus, parce qu'ils y pénètrent à la façon des malfaiteurs, par la violence. Voilà donc comment la vraie catholicité est et doit être autre chose que la nationalité, et voici comment la Propagation de la foi est l'instrument merveilleusement approprié de cette catholicité.

La propagation de la foi est impossible à une Église nationale : car, alors, l'Église est une annexe de l'État ; une ligne de douanes la circonscrit, et elle est frappée de stérilité, non seulement parce qu'elle est séparée de l'époux, comme dit le comte de Maistre, mais encore parce que son apostolat, ayant la couleur du drapeau de la patrie, ne peut entrer chez les voisins sans avoir l'air de faire une déclaration de guerre plutôt que d'aller évangéliser la paix. Présentez l'Évangile à un empire de la part du maître d'un autre empire, l'Évangile sera repoussé comme une invasion étrangère dans les âmes ; présentez l'Évangile au nom d'un vieillard qui a les mains levées au ciel et qui porte des chaînes au lieu d'en imposer, l'Évangile passera toutes les frontières et sera le bienvenu dans toutes les patries.

Vérité palpable et écrite d'une manière péremptoire dans l'histoire des religions ! Au spirituel, la monarchie universelle est impossible en dehors de notre propagation de la foi ; les doctrines erronées n'ont point en quelque sorte le tempérament catholique, et de même que la puissance de Cambyse trouva une digue infranchissable en Egypte, et celle d'Alexandre au bord de l'ïndus, à une

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heure donnée, tel climat arrête l'essor d'une hérésie, et tel ileuve barre le passage à une fausse religion. Sans doute, grâce aux bateaux à vapeur, toute négation peut avoir aisément des représentants dans les cinq parties de l'univers ; mais cette négation, quoique semée partout, ne se naturalise jamais que dans un lieu approprié à ses besoins.

Voyez l'islamisme : depuis tant de siècles que Mahomet 11 est venu, en signe de possession, imprimer sa main sanglante sur les fresques à fond d'or de Sainte-Sophie, l'islamisme n'a pu traverser le Bosphore, ni poser son pied souillé sur la pure terre de l'Occident. Voyez le protestantisme : tout au plus chez lui quand il est sous les brumes de Germanie, il n'est ailleurs qu'un explorateur bien rétribué, qui voyage beaucoup, qui domine peu, et qui ne joue un simulacre de catholicité qu'en se travestissant sous toutes les formes pour être citoyen de tous les pays. Voyez l'anglicanisme : c'est un cadavre solennel, a-t-on dit, qui se promène sous la protection du pavillon national, de Londres au fond de l'indoustan, faisant plus d'affaires que de conversions, et débitant son opium fort cher, sans trouver à placer son évangile même (jratis.^ oyez le photianisme byzantin : les stigmates du Bas-Empire latin et de la félonie grecque gravés sur son front le repousseront à jamais des sympathies du reste du monde, pour le tenir parqué et aplati sous le cimeterre des sultans. Voyez le moscovitisme : c'est une création hyperboréenne, qui dure comme les corps qui résistent en se congelant, mais qui ne peut ni s'accroître ni bouger en dehors du territoire et du bon plaisir d'un autocrate effrayant. Malheur au genre humain le jour où le potentat qui a une prison vaste comme la Sibérie pour étouffer les cris de ses victimes, deviendrait le Pape de l'univers ! Enfin voyez le bouddhisme : c'est une religion borne, subsistant sous la garde des gouvernements ou de l'anesthésie qu'elle provoque, et qui n'attache ses adeptes qu'en les endormant pour les empêcher de changer de place ; rêve d'une humanité tombée en catalepsie, lequel n'a que le caractère indo-chinois, et qui est le délire d'une race, non un culte universel. D'où il suit que, malgré l'appui des rois, et en vertu d'une force supérieure à toutes les autres, chacune de ces religions est condamnée à des amoindrissements inévitables : car toute société qui ne remplace

pas ses morts, dépérit en attendant qu'elle périsse, puisqu'un jour vient où, tout en conservant son territoire, elle a perdu sa population.

Heureux le peuple dont les frontières religieuses sont commises à la garde de la Propagation de la foi ! car ses frontières se meuvent, et se dilatent toujours. Quelle est cette conquête qui a son trésor à Lyon, son point de départ à Rome, son point d'arrivée partout ? Au prix d'une obole par semaine, elle fournit à son occupation permanente de l'univers. D'une main elle touche au pôle du Nord, de l'autre à l'Australie. Du haut de la grande muraille, elle attend les peuples de l'extrême Orient au réveil de leur civilisation dégénérée. Malgré la barrière des idées, des mœurs, des climats et des religions contraires, jetée à l'encontre de sa marche, elle acquit l'univers pour territoire et l'élite du genre humain pour population. Terres et mers, laissez-la passer, car elle est le char triomphal de la vérité ici-bas : Qundrigx tux salvatio *. Peuples qui fûtes broyés par d'autres invasions, ne craignez rien de celle-ci, car c'est l'amour qui la porte et elle porte la paix. Et vous, puissances de ce monde, n'en prenez point ombrage : car elle a pour armes la prière, pour recrues des enfants au berceau, pour soldats des martyrs, et pour conducteur un pontife qui fait tomber les nations à ses pieds en les bénissant. 0 salutaire conquête de la foi ! vous nous consolez des brutalités de la force ; qui nous donnera de voir le monde devenir votre captif?

Pieux associés d'une telle Propagation, ce résultat dépend de vous. C'est vous, en effet, qui payez le viatique de la foi au milieu des deux hémisphères; c'est sur vos bras qu'on a vu passer l'illustre voyageuse, quand elle allait d'étape en étape, comme le soleil au firmament, promener sa lumière autour de l'univers. Sans doute. Dieu a fait la catholicité de l'Eglise, mais c'est vous qui la conservez et l'élargissez. Aussi ne regrettez pas pour votre vérité la faveur des potentats : si les gouvernements régnent pour elle, elle est reconnaissante ; s'ils régnent sans elle, elle se suffit ; s'ils régnent contre elle, elle avance quand même. Qu'importe qu'elle ne soit pas d'un pays, puisqu'elle est de tous ? II y a quelque chose

^ Habacuc, m, 8.

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(le mieux qu'une vérité nationale : c'est celle qui enseigne toutes les nations.

La Propagation de la foi n'est pas seulement dans l'Église la preuve héroïque de sa vérité, l'instrument nécessaire de sa catholicité ; elle est une garantie de son immortalité.

Il y a des alarmistes malveillants au sujet de l'Église, qui se donnent la joie de pleurer sa mort par avance, de peur de n'être point à temps à la sépulture. Ces adversaires naïfs, qui se persuadent qu'il n'y a plus personne à la messe depuis qu'ils n'y viennent pas, ont un calcul tout fait, d'après lequel les minutes du catholicisme sont comptées ; et il ne faut pas aller déranger leurs chiffres, même avec des faits et des évidences : car, pour ces hommes, Dieu n'est pas infaillible ; mais leurs mathématiques ne trompent jamais. Voici leur opération dans toute sa simplicité.

Us cherchent dans le présent les splendeurs temporelles de la Papauté, et ils disent : Elles ont passé. Us cherchent la monarchie catholique de saint Louis, l'enthousiasme des Croisades, les vertus de la Thébaïde, et ils ajoutent : Tout cela a fait son temps. Enfin, ils regardent la petite place que l'Église occupe, numériquement parlant, sur la terre, et ils raisonnent ainsi : Sur plus d'un milliard d'habitants qui peuplent le globe, il y a à peine deux cent millions de catholiques. De ce nombre, il faut défalquer les philosophes qui ne veulent pas du catholicisme, les indifférents qui n'y pensent pas, les simples d'esprit qui ne savent ni ce qu'ils veulent ni ce qu'ils pensent : le reste est trop peu de chose pour durer longtemps. Ainsi, au temps de Julien l'Apostat, on reprochait à l'Église de n'avoir que trois cents ans derrière elle ; aujourd'hui, on lui a prédit qu'elle n'avait plus que trois cents ans devant elle ; et des observateurs superficiels annoncent, à heure fixe, la déchéance de ce Dieu condamné par le suffrage universel.

Certes, j'ai dtjà bien des fois répondu à cette objection ; et si c'était ici la place, je redirais à ses auteurs : Nous allons évaluer les forces vives du catholicisme, et vous verrez que vous ne les connaissez pas. Nous allons ausculter le cœur de la France, compter la force de ses pulsations sous l'action des croyances évangéliques ; je vous prouverai que vous avez pris une syncope pour

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l'agonie. Enfui j'ajouterais : Nous sommes plus forts et plus nombreux que vous ne le dites, nous qui avons l'honneur d'être clirétiens selon l'antique acception de ce nom ; et la preuve, c'est que si jamais une tyrannie prenait un glaive pour nous demander compte de cette faiblesse, on est effrayé des crimes qu'il y aurait à commettre pour nous en corriger.

Mais la meilleure réponse à ceux qui nous enterrent ainsi vivants, n'est-elle point dans les œuvres de la Propagation de la foi ? Que les chiffres de la négation disparaissent ou se corrigent devant ces certitudes indéniables. Quand l'Église fut jadis repoussée par l'ancienne société romaine, elle se tourna vers les peuplades du Nord en disant : Je passe aux barbares. Depuis, grâce à cette évolution qu'elle a souvent répétée, la religion la plus intolérante pour les passions, c'est-à-dire, celle qui prescrit la monogamie indissoluble, la confession auriculaire et l'adoration eucharistique, n'a pas cessé d'être la plus prépondérante de l'univers.

Donc, si la libre pensée veut s'épargner le souci de trembler pour notre avenir, qu'elle consulte notre passé. Dieu a toujours pourvu miraculeusement aux vides qui se font dans nos rangs. Lorsque l'arianisme dépeuplait le sein de la catholicité par ses désertions, les Ethiopiens, les Espagnols et les Sarrasins le repeuplaient par leur conversion. Lorsque les Grecs schismatiques sortaient de ce giron sacré, les Danois, les Noi'A^égiens, la Suède et la Hongrie y entraient. Enfin, lorsque la Réforme levait l'étendard de l'insurrection, le Brésil, le Mexique, une grande partie des Indes et du Nouveau-Monde consolaient l'Église affligée, en lui faisant leur soumission. Et depuis, ne pensons pas que la prospérité relative de l'Église par rapport à l'hérésie soit en décadence : car, d'après des statistiques dressées en 1830, on comptait alors au moins trente-cinq millions de catholiques de plus qu'avant la révolte de Luther.

Encore une fois, que la libre pensée s'épargne le souci de trembler pour notre avenir, et qu'après notre passé, elle interroge notre présent. En 1836, il n'y avait pas un seul aspirant dans le séminaire des Missions étrangères ; il y en a aujourd'hui cent trente. A cette époque, il n'existait point chez nous de corps religieux aux ordres de la Propagande; aujourd'hui, elles sontinnom-

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brables les congrégations d'iiommes et de femmes fournissant des recrues à cet apostolat. Jadis, la Chine était deux fois murée pour les missionnaires ; aujourd'hui, ils y baptisent les adultes par vingtaines de mille dans une seule année. Il y a cent ans, l'Angleterre et l'Ecosse ne renfermaient que soixante mille catholiques ; maintenant, elles en possèdent quatre millions. Alors, il n'existait qu'un seul évéque aux États-Unis ; maintenant, on en compte trente-huit et sept millions de fidèles. Enfin, voulez-vous un trait touchant de cette vitalité catholique, se révélant jusque dans les infortunes du catholicisme ? Au moment où Pie IX était dépouillé de ses États, il étendait ceux de Jésus-Christ ; et, pendant qu'il était mendiant pour lui-même, conquérant pour son Maître, notre Pontife martyr a érigé plus de quatre-vingts sièges épiscopaux, de vingt vicariats ou préfectures apostoliques, et agrandi d'un dixième l'empire de la Propagande.

Et où sont-ils les calculateurs qui n'apercevaient que des déficits dans le bilan actuel de Notre-Seigneur Jésus-Christ? Il me semble l'entendre dire à ces pessimistes qui se persuadent que, hors de France, il n'y a pas de salut pour le catholicisme : Eh ! de quel droit m'inscrivez- vous au nombre de vos morts, quand je ne suis que votre proscrit? Si je quitte une patrie, c'est elle qui meurt, mais moi je revis toujours. 0 fille aînée de mon Église ! soyez parjure à vos serments de quatorze siècles : croyez-vous que la terre nie manquera ? ?son, non. On m'attend au Japon, au Cambodge, sur la côte de Coromandel, dans les deux Amériques ; et quelles que soient vos apostasies, j'aurai toujours devant moi mille fois plus d'àmes et d'espace à occuper que je n'en perdrai par votre abandon.

Peu importe donc que les deux tiers de l'humanité soient encore idolâtres! C'est là un champ d'espérances pour l'Évangile, non son obstacle définitif. Est-ce que le colosse du polythéisme indien a quelque chose de menaçant pour nous ? est-ce que, parqué derrière les frontières de la haute Asie, il ne lui est pas encore plus difficile de pénétrer chez nous que de nous admettre chez lui? Qui se préoccupe aujourd'hui des périls d'une invasion d'idées chinoises ou lamaïstes?Le saint François-Xavier du bouddhisme n'est point en chemin, ses théologiens ne sont pas encore prêts à comparaître en

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Sorbonne pour imposer silence à Bossuet, l'Europe ne songe point à échanger son Christ contre Gakiamouni. Et le Christ, au contraire, que fait-il pendant que le paganisme oriental ne fait plus rien? Il est conquérant sur les terres de Brahma et de Gonfucius : porté par le verbe de l'apostolat et par les vaisseaux européens, ii apparaît comme l'héritier présomptif des faux dieux sur tous les rivages baignés par la mer des Indes; et, tandis qu'on ne le quitte point pour les autres religions, les autres religions sont à chaque instant abjurées à ses pieds.

Ah ! mes frères, soyons ardents propagateurs de la foi chez les autres, pour mériter de la conserver chez nous. Sans doute, le Christ vit aux siècles des siècles ; mais comme elles sont tristes les nations déshéritées de sa présence, après avoir cessé d'en être dignes ! Elle était bien chrétienne la ville d'Antioche, où Pierre établit son premier siège, et dont le peuple passait la nuit dans la basilique pour entendre, au matin, le discours de saint Chrysostome ; cependant, après quelques siècles, le chandelier de cette Église était déplacé. Ils étaient assidus à la prédication, ces auditeurs de Carthage et d'Hippone, de qui saint Augustin disait : « Ils admirent et ils ne se convertissent pas » ; cependant, cette chrétienté d'Afrique, jadis frémissante à la parole de cinq cents pontifes, a passé plus de mille ans sans entendre une homéhe épiscopale. Approfondissons ce mystère terrible des représailles divines contre les peuples rebelles au Saint-Esprit. Et vous, ô mon Dieft ! restez toujours au milieu de nous : car le jour baisserait trop à l'horizon de notre France après votre départ, et rien ne saurait exprimer tout ce que nous perdrions en vous perdant. Ceci m'amène au point de vue patriotique de mon sujet.

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