CONCURRENCE INDUSTRIELLE
C'est, d'une part, une vérité : Qu'il ne faut faire aux «autres que ce qu'on voudrait qu'il nous fût fait.
C'est d'autre part un fait : Que , dans tout état, profession, ou association industrielle, on ne peut guère réussir et même vivre qu'aux dépens les uns des autres; ce qui est aussi une vérité.
Vérité de droit, vérité de fait, vous êtes donc en désaccord! Mais qu'en conclure? sinon qu'il y a dans ce monde d'épreuves, où conséquent ment le mal est mêlé au bien, un fait qui rend né-
cessai rement imparfaite l'application d'un précepte de perfection; d'où il suit que cette application n'y peut être qu'approximative; en sorte qu'ici-bas , où tout est passager parce que tout y est imparfait, le devoir de l'homme n'est point d'atteindre à une perfection hors de sa portée, mais d'en approcher le plus possible, en compensant, par le bien qu'il doit faire volontairement à ses semblables , le mal inévitable qu'il ne doit leur faire qu'involontairement.