‹ Mélanges, par le général Cte de SégurChapitre 127 sur 133 · ODE À LÀ GLOIRE · texte numérisé non relu

ODE À LÀ GLOIRE

PLACEE DANS LA COMÉDIE DE BOlLEAV ET ROURSAULT

Noble instinct d'une âme immortelle !

Amour d'une gloire à venir, Espoir de nous survivre en elle , Ne seriez-vous qu'un vain désir?

Nous trompez-vous? et quand noire âme À la grande âme va s'unir, De sa gloire oubliant la flamme, En perd-elle le souvenir?

Gloire! en ce lieu ta voix sonore Ne peut-elle nous parvenir?

Ne pouvons-nous l'entendre encore D'un monde à l'autre retentir?

Hé quoi! du Temple de Mémoire, Homère en mourant aurait fui!

ODE A LA GLOlïlt..

Kl des trois mille ans de sa gloir?, Son aine n'aurait point joui î

Non ! quelque monde qu'il habite , Cette gloire au nôtre l'unit; Nos transports, que son œuvre excite, V montrent vivant son esprit !

Contre cette œuvre en vain réclame Des Ombres l'avide Nocher, 11 y reste trop de son à me Pour qu'il ait pu l'en arracher.

Que dis-je? ce feu qui l'anime, Os pensers, ces divins accents, Voilà ton âme, être sublime!

C'est elle-même! je la sens!

Ah! quand dans ton œuvre on l'admire , Quand trois mille ans en sont émus, Présente aux transports qu'elle inspire, KUe en jouit, n'en doutons plus!

(Janvier 1870.)

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