‹ Mélanges, par le général Cte de SégurChapitre 82 sur 133 · SCÈNE VII, 3tt> BOURSAULT · texte numérisé non relu

SCÈNE VII, 3tt> BOURSAULT

Vous êtes vraiment de cet avis ? Quelle heureuse surprise !

Pourquoi donc?

BOURSAULT

C'est que.... c'était aussi le mien.... et, je ne croyais pas que le vôtre....

BOILEAU

Air : De la piété filiale.

Ce premier des bossus du temps A tout l'esprit de la famille.

BOURSAULT

Et sa pièce du Mercure galant?

BOILEAU

Ce Dieu voleur, qui par son goût y brille, N'y vole pas ses traits neufs et piquants.

BOURSAULT

Mais cette Satire des satires , qu'il fit contre vous, et dont vous fîtes défendre la représentation, c'est détestable, n'est-ce pas!

m BOILEAU ET DOURSAULT.

BOILEAU

Pas tant, monsieur, car, à tout prendre, Je conviendrai que j'en eus peur; Et si Cotin en eût été l'auteur Je ne l'aurais pas fait défendre !

Ah ! monsieur, si Boursault pouvait vous entendre !

BOILEAU

J'aurais peut-être la mauvaise honte de me taire. Mais il habite, dit-on, cette ville ou ses environs, et comment trouvez-vous Thomas Corneille qui m'a chargé d'une lettre pour lui?

BOURSAULT

Mais.... dans la disposition actuelle de votre esprit, il me semble qu'il ne pouvait mieux choisir.

BOILEAU, tirant la lettre do son portefeuille.

Ma foi non, car nous devons être fort mal ensemble , et je serais très- fâché de le rencontrer. Je n'ai jamais vu sa figure, mais je me doute de la mine qu'elle me ferait. Voici cette lettre, je l'ai prise sans la regarder.

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