‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 109 sur 312 · Abbé Chaussier, V abbaye de Gorze, p · texte numérisé non relu

Abbé Chaussier, V abbaye de Gorze, p

3. Cartulaire de Gorze, n^ 60. Munasterium, temporibus antecessoris nosiri, hue illucque rerum suarum scissionem pertulit... in tantum, quod sine dolore proferre nequimus, ut vix sacrum monachorum agmen victus nécessita tem haberet.

4. La vie de sainte Glossinde a été écrite au x« siècle par Jean, abbé de Saint- Amoul ; celui-ci nous a laissé aussi une histoire des translations des reliques. Cf. Mabillon, Acta sanctorum ordinis sancti Benedicti seculi II, p. 1040 (éd. de Venise) ; seculi IV, pars /., p. 415.

Téglise même du couvent ; la cérémonie eut lieu au milieu d'un grand concours de peuple, le 14 mars 830 ^ Drogon lui-même y présida 2.

En dehors même de son diocèse de Metz, Drogon avait un cei^ tain nombre d'abbayes ou de prieurés qui dépendaient de lui au temporel et qui relevaient au spirituel de Tévêque du ressort. Au diocèse de Toul, le prieuré de Varangéville, à petite distance de Nancy et que la Meurthe sépare de Saint-Nicolas-de-Port, était une dépendance de Gorze. Quand on amena de Rome les ossements de saint Gorgon, le cortège dut s'arrêter à Varangéville ; mais on ne put soulever la châsse, malgré les efforts les plus énergiques, jusqu'à ce que le village eût été cédé à Gorze 2; à Tendroit même où ce miracle s'était produit, on éleva le prieuré. Drogon augmenta ses biens ; un certain Géroart lui céda deux manses à Varangéville et il lui donna en échange des biens à Vicsur-Seille '*. L'évêque de Toul, Frothaire se plaignit un jour assez vivement à Drogon que les moines du prieuré ne reconnussent pas son autorité spirituelle : « Des moines y demeurent sans ma permission. Mais parce que j'ai grandi au milieu d'eux au monastère de Gorze, j'ai jusqu'ici supporté cette irrégularité ^. »

Frothaire avait contre Tévêque de Metz des griefs plus grands. Charlemagne avait cédé à Tun des prédécesseurs de Drogon, Angilramne, la grande abbaye de Senones, fondée par le roiChildéric 11^,

1. La date de Tannée est donnée par la seconde translation. Celle-ci ajoute qu'en 830 : « hanc sedem Metcnsem Drogo... jam per annum tuebatur octavum )>, ce qui est exact ; seulement elle le fait à tort déjà en 830 vicaire

postolique. Le jour est celui où Ton avait Thabitude de célébrer cette translation. Cf. Histoire de Metz^ l, 343. Dans Vllisloria sancti Arnulfi Mettensis dans Pertz, Scriptores, XXV, 533, on a embrouillé les diverses translations de sainte Glossinde. Cf. Gesta episcoporum Meliensium dans Pertz, Scriptores, X. 641 ; Chronicon universale Mettense, Scriptores^ XXIV, a05.

Page 1