D'Herbomez, Cartulaire de Gorze, n° 53, p
5. Est praetcrea alia vestrœ dominationis cella sita in Warengisi villa, quam etiam monachi sine mea licentia inhabitare noscuntur. Sed quia inter eos me constat adolevisse, in cenobio videlicet Gorzcnsi, hec ut cumque mea parvitas tolérât. Frolharii episcopi epistolœ dans Pertz, Epistolœ karoUni a?ut, 111, 295.
6. Richer, Chronicon monasterii Senonensis, II, 1, dans Pertz, Scrip/oreit, XXV, 269. (if. dom Calmet, Histoire de l'abbaye de Senones, éd. Dinago (Saint-Dié) ou Cbevallier (Épinal).
l'archevêque de METZ DROGON 133
et qui, avec Saint-Dié, Étival, Moyenmoûtier et Bonmoûtier, formait danâ la vallée supérieure de laMeurthe une croix mystique. Pendant qu'un certain Erlefroi ^ gouvernait cette maison, les moines refusèrent d'obéir à Frothaire, qui était pourtant leur chef spirituel ; sous prétexte de porter des réclamations à qui de droit, ils quittèrent leur monastère sans la permission épiscopale. Drogon accueillit leurs plaintes : ce qui causa l'indignation de Frothaire. « Vous auriez dû, écrit-il à son confrère, me faire connaître leurs griefs et nous aurions cherché ensemble le moyen d'y porter remède 2. » Drogon se borna à envoyer à Senones des missi qui augmentèrent la discorde, au lieu de la calmer ; les moines persistèrent dans leur rébellion ; plus tard, ils profitèrent de leur situation, pour s'afTrancliir à la fois de l'autorité de Metz et de Toul, et pour se rattacher directement au Saint-Siège, c'est-à-dire pour se rendre presque indépendants ^,
L'évéque de Metz possédait encore au diocèse de Toul un certain nombre de paroisses dont il devait nommer les prêtres ; mais Frothaire se plaignit que ces paroisses fussent abandonnées; Drogon négligeait d'y appeler des plebani ; puis il n'assurait pas à ces églises de village la possession de quelques manses ^, comme Texigeaient les capitulaires de Charlemagne.
Drogon et Frothaire eurent encore d'autres affaires à traiter en commun. Un jour, le prélat de Toul envoya à son confrère de Metz un certain Leutfried. « 11 nous a demandé un certificat de mariage, parce qu'il prétend avoir contracté union auprès de nous. Mais nous n'avons pas eu le temps de faire la recherche nécessaire et nous vous en parlerons, quand nous nous trouverons au prochain plaid ^. » Et Frothaire se réjouit de revoir bientôt
1. Erlefroi est cité dans les Confraternitates augienses. Piper, Liber confralernitatum, p. 229.