i^cclesiastica cantilena dicitur Metensis
l'archevêque de METZ DROGON 141
sait vivement à son école de chant ; n'avons-nous pas déjà dit que le diacre Amalaire partit vers 828 pour Rome, y chercher des antiphonaires ^?
On ne négligea point à Metz la copie des manuscrits; pn les orna de magnifiques miniatures ; on les recouvrit de belles couvertures. De l'Ecole de Metz sont sortis un certain nombre des plus superbes manuscrits du ix® siècle ^. L"un d'eux qui appartient à l'époque de Drogon mérite d'être cité hors de pair : c'est le fameux sacramentaire.
Dans le sacramentaire de Drogon, entré au début du xix® siècle à la Bibliothèque nationale^ (ms. latin, n^ 9428), tout mérite d'être admiré : la calligraphie que rehausse parfois l'éclat de l'or, les miniatures, les plaques d'ivoire sculptées qui lui servent de couverture. Les miniatures sont encadrées dans des lettres initiales exécutées en couleur avec des feuillages et des fleurons d'or. Elles représentent les cérémonies de la liturgie avec divers symboles : sacrifice de la messe, bénédiction des fonts baptismaux et du saint chrême, baptême ou confirmation ; ou bien elles nous montrent des sujets bibliques : l'arrivée des rois Mages à Bethléem, la Vierge portant sur son giron l'en-