‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 127 sur 312 · Id., ibid.j a · texte numérisé non relu

Id., ibid.j a

5. Prsec, pro Hispanis (8i4). «servitia.., regalia » (Bor., t. II> p. 259).

6. Const. de 815. a. 1. u Sicut caeteri liberi hominescum comité suo in exercitum pergant, et in marcha nostra juxta rationabilem ejusdem comitis ordinationem atque admonitionem explorationcs et excubias quod... vsractas dicunt facere non negligant. »

MéUnget Paul F^bre,

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d*im cens ^ Ces hommes ne sont pas des colons. Les devoirs qu*on leur impose ne changent pas leur condition et n'enlèvent rien à leur liberté.

Comment ces devoirs divers furent-ils remplis? Quel fut Fesprit des populations nouvelles? Nous ne le savons pas. Nous ne voyons pas que la loi ait puni de la déchéance de Yadprisio nn refus de service. Seule, Finfidélité est prévue et frappée par la confiscation de la terre -, Mais il ne semble pas que ces colons étrangers aient été ni moins dévoués, ni moins fidèles que les autres sujets. C'est grâce à eux, sans doute, que fut repoussée rinvasion arabe de 792. C'est dans leurs rangs aussi que se recrutèrent en partie les armées franques qui, sons la conduite du roi d'Aquitaine, Louis, refoulèrent les Arabes au delà de l'Ebre et créèrent la marche d'Espagne. La constitution de Charles le Chauve fait allusion à leurs services ^. Comme celle de Louis le Pieux, elle nous montre que ces hommes ont été des émigrants volontaires, qui d'eux-mêmes se sont soumis à la royauté carolingienne. Et peut-être explique-t-on ainsi l'attachement de ces provinces à la famille de Charlemagne. Au x* siècle, elles furent les dernières à l'abandonner.

On voit ce que l'étude des concessions de terres peut of&ir pour l'histoire économique du viii* et du ix* siècle. Quelle a été la conséquence de ces mesures? Que sont devenus ces domaines nouveaux et les hommes libres qui les occupaient? Essayons, en étudiant les docimients, de répondre à cette question.

1. On peut se demander si, à la fin du ix* siècle, quelques-uns de ces aprisionnaires ne doivent pas des redevances particulières. Cf. H. L., t. V, n* 3. « Si rero infra istas villas homines hostolenses velhispani fuerint, quidquid jus fisci inde exigere débet... » mais il n*est pas sûr que ces mots désignent des cens, ils peuvent s*appliquer aux services dus par les Hispani.

2. boret., t. 1, p. 169. « Quoad usque illi fidèles nobis aut filiis nôstris fuerint. » Cf. H. L., t. H, n« 34.

3. Bor., t. II, p. 259. a. 1. « Quatenus et nostra regalis consenratio constructa atque innovatio in eorum bene gestis operibus exalta tioni ecdesi»... et ministret augmentum et animabus eorum ac nostrae proficiat semper ia emolumentum. »

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