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HARRY RRESSLAC
exac^ionum velsubiraheniiumpersonarum dehinc conservare valeant. Regio igilur verbo et impe- T\dX\ praeceplo iuhemuset interdicimus, ul nullus imperii nostri dux marchio cornes vicecomes episcopus vel aliquis sub episcopo aut index publicus sive regius exactor sive quaelibef iudiciaria persona maior aut minor deinceps inpraediclo inonasterio sanctoruni Vdalrici et Afrae intus vel foris et in locis aut hominibus vel omnibus praedicto monasterio pertinentibus aliquam publici iuris exerceat potestaiem aut quidquam de rébus monachorum sibi ipsi aut nobis vel succèssoribus nostris usurpare praesumat sine advocato^ quem praesens abbas et qui ei succèdent in hune usum elegerint vel constituer int. «
inquietudine regalium exactorum vel subintroeuntium personarum dehinc conservare valeant. Regio igitur verbo et praecepto iubemus et (irmiter interdicimus, ut nullus dux marchio cornes vicecomes episcopus vel aliquis sub episcopo aut index publicus sive regius exactor seu quaelibet iudiciaria persona maior aut minor deinceps in praedicto monasterio intus vel foris et in locis aut hominibus vel omnibus ibi pertinentibus aliquam publici iuris exerceat potestaiem aut quicquam de rébus monacbarum sibi ipsi vel nobis aut succèssoribus nostris usurpare praesumat sine advocato quem praesens abbatissa et quae ei succédant in hune usum elegerint et constituerint.
Stumpf Reg. 1808.
per hanc imperialem paginant in perpetuum largimur praedicto monasterio sanctorum Vdalrici et Afrae ordinis sancti Benedicti....
omnia bona immobilia, quae iure hereditario in ducatu Bauariae possidemus,.., cum omnibus appendiciis villis agris pratis pascuisaquis aquarumve decursibus molendinis piscationibus exitibus et reditibus viis et inviis quaesitis et inquirendis silvis et venationibus famulis utriusque sexus caeterisque quae quolibet modo diciaut scribipossunt utiliialibus^
Stumpf Reg. 1760(=DH.II.44l).
cum omnibus appenditiis, villis scilicet areis agris pratis pascuis aquis aquarumve decursibus vado molendinis piscationibus exitibus et reditibus viis et inviis quesitis et inquirendis silvis venationibus familiis etiam utriusque sexus ceterisque quae quolibet modo dici aut scribi possunt utilitatibus ad eandem curtem iure et legaliler pertinentibus, per hanc imperia-^ lem paginam in proprium largimur...., ea videlicet ratione ut nec episcopus eiusdem loci nuUaque ecelesiastica vel iudiciaria po-
ea videlicei ralione ut nec episcopas eiusdem loci nullaque ecclesiastica persona vel iudiciaria potestas aliquam habeal poiestatem legata bona nosira praefalae ecclesiae auferre vel usihus fratrum ibidem snb monachica institutione deo servieniium abalienare^ sed praedictus Frideboldus sanctorum Vdalrici et Afraeajbibâj iuique successores libérant habeani exinde poteslatem quicquid eis placuerit faciendi permutandi abalienandi ad ulilitalem tantu modo ibidem servientium sub regala sancti Benedicti famulantium.
lestas aliquam habeat potestatem prenominatam curtem prefatae ecclesiae auferre vel usibus fratrum ibidem sub monaChica instituiione deo servientium abalienare, sed pred ictus Ricboifus eiusdem loci abbas suique successores liberam exinde babeant potestatem quicquid eis placuerit faciendi ad utiiitatem tantummodo fratrum ibidem sub régula sancti Benedicti deo sanctoque Heimmerammo famulantium.
Des deux diplômes authentiques de Tempereur Henri II, dont la comparaison ci-dessus nous révèle la concordance littérale en de longs passages avec notre faux document, le premier a été donné en Tan 1002 pour le couvent de Niedermûnster à Ratisbonne, le second en Tan 1021 pour le couvent de Saint-Emmeran au même lieu ; le premier est rédigé et écrit par le notaire de la chancellerie EA qui ne fut en fonctions à la chancellerie de Henri II que jusqu'à Tan i 004 ; le second par le notaire de la chancellerie G F. Dès lors, la concordance de notre faux document avec ces deux chartes authentiques ne permet que deux explications : ou le faussaire a utilisé directement pour son faux les deux chartes concernant les deux couvents de Ratisbonne et, dans ce cas , une charte authentique de Henri II pour le couvent d^Augsbourg ne lui a pas servi de modèle; ou le faussaire a utilisé non pas une, mais bien deux chartes authentiques de Henri, aujourd'hui perdues, concernant Sainte- Afra à Augsbourg, dont lune, donnée en Tan 1002 en même temps que D H. II. 29 ou peut-être un peu plus tard, reconnaissait au couvent Timmunité et l'immédiateté, et l'autre, donnée en Tan 1021 en même temps que D H. II. 441, avait trait à la donation de divers biens.
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Dans les deux cas, on ne pourrait tirer aucun parti des indications chronologiques de notre faux document — dans lesquelles au surplus, comme Ta déjà remarqué Pabst *, le jour et le lieu ne concordent pas — et elles auraient été inventées par le faussaire -. 11 aurait emprunté les indications exactes de Tannée à la charte donnée en même temps que D. 441 ou à D. 441 même, en -ajoutant deux unités aux chiiFres indiquant Tannée de Tlncarnation et celle du règne. Quant au chiffre de Tindiction, — erroné dans D. 441, où il y a III au lieu de llll, — qui est élevé de trois unités au lieu de Têtre seulement de deux, il y aurait lieu de Texpliquer différemment, suivant qu'on se déciderait pour la première ou la seconde des deux hypothèses possibles. Si le faussaire a utilisé la charte pour Saint-Emmeran, il aurait remarqué et corrigé Terreur dans le chiffre de Tindiction. Si, au contraire, il a eu sous les yeux une charte authentique pour Sainte- Afra, de Tan 1021, il serait possible que le chiffre exact de Tindiction, IIII, eût déjà existé dans cette charte. Dans les deux cas il Taurait traité comme les autres indications chronologiques.
En faveur de la seconde de ces deux hypothèses, on peut alléguer que, selon toute vraisemblance, Henri a réellement donné une charte de donation pour Sainte-Afra. A la vérité, il ne peut être ici question delà donation de 100 charmées de terre, dont parle Thietmar de Mersebourg ^ ; Henri la fit avant d'avoir été élu roi, lorsqu'il alla déposer les entrailles d'Othon III au couvent d'Augsbourg ; et, quand même on admettrait que la charte relatant le témoignage de sa faveur n'aurait été rédigée que plus tard, il est impossible que la reconnaissance écrite d un acte remontant à Tan 1002 ait été retardée jusqu'à Tan 1021 ; or, c'est en 1021, comme nous Tavons vu plus haut, que dut être donnée la charte de donation de Henri qui aurait été utilisée dans notre faux document. Cependant la tradition du couvent, qui à
i. HiRscH, Jahrhùcher, loc. cit.
2. Car personne n'ira échafauder Thypothèse d'après laquelle le faussaire aurait eu sous les yeux une charte authentique de 1023 pour Sainte-Afra, dans laquelle auraient déjà été fondus deux autres documents de 1002 et 1021. Cette hypothèse obligerait à supposer que Henri II aurait donné pour le couvent d'Augshourg trois chartes, qui seraient toutes les trois perdues, et ne ferait ainsi que compliquer les choses sans nécessité.