‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 135 sur 312 · IV · texte numérisé non relu

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CHARTES DU MONASTÈRE DE SAINTE- Aï RA 177

cet égard ne laisse place à aucun doute, désigne nominativement quatre ou cinq localités — Rettenbach, Ober-et Unterschônbach, Holenbach et Mainbach — dont Henri a fait don au couvent ^ ; si cette donation n*était pas la même que celle dont Thietmar atteste Texistence, rien n*empécherait de la placer en Tan 1021.

Ce qui serait bien plus invraisemblable qu une pareille donation, ce qui serait même presque impossible, ce serait qu'Henri eût dès Tan 1002 reconnu l'immédiateté et l'immunité du couvent. Car — et ici encore nous suivons la tradition du couvent luimême - — sa fondation ou plutôt son rétablissement comme couvent n'eut lieu qu'à Tépoque de Tévêque Bruno, le frère de ïlenri, qui transféra à la cathédrale les chanoines habitant jusqu'alors le couvent et appela à leur place des moines ; or Bruno n'est monté sur le siège épiscopal d'Augsbourg qu'en Tan 1006. On pourrait toutefois objecter qu'il n'est pas absolument nécessaire de placer la collation de ces droits en l'an 1002; la concordance de notre faux document et de la charte authentique de Henri, qu'il faudrait supposer perdue, avec le diplôme de Niedermûnster, de 1002, n'exclurait pas d'une façon absolue que cette charte pour Sainte-Afra eût été donnée plus tard ; il ne serait pas inadmissible que le diplôme de Niedermûnster, à une époque ultérieure quelconque, eût été renvoyé à la chancellerie de Henri — peut-être pour en obtenir une confirmation, dont à la vérité nous ne savons rien — et qu'à cette occasion il eût servi de modèle à un diplôme semblable pour le couvent d'Augsbourg.

Il ne parait donc pas y avoir de motifs absolument impérieux pour repousser la seconde des hypothèses, exposées plus haut, sur la manière dont d'après nous, les choses pourraient être passées 3 ; et cette seconde hypothèse offrirait même la seule solution

i. Voir la chronique du couvent, de Wittwer, éd. Steichele dans : Archiv f, d, Geschichte desBist. Augsburg^ t. III, p. 66 et Kiiamm, Hierarch. Augustansky pars III, p. 11. A la vérité, Wittvver n'a pas connu de charte concernant cette donation de même que — remarquons-le dès à présent — il ne mentionne pas notre faux document.

2. Cf. HiRscti, Jarhrbûcher Ileinrichs 11^ t. II, p. 255 et ss.

3. La circonstance, relevée par Hinscii, loc. cii.y II, 259, que Tévêque Embrico (1064-1077) entreprit la reconstruction du couvent, n'empêche pas absolument d'admettre que Henri lui eût reconnu la dépendance de FEmpire, ses dispositions à cet égard pouvant avoir été ultérieurement

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