‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 136 sur 312 · HARRY BRE88LAU · texte numérisé non relu

HARRY BRE88LAU

possible du problème, si noire faux document devait être considéré comme remontant au moyen âge. Dans ce cas, en effet, il ne serait pas permis de supposer l'utilisation immédiate des deux chartes de Ratisbonne : car il est absolument inadmissible qu un faussaire de cette époque, habitant Augsbourg, ait pu avoir ses entrées dans les archives de deux couvents différents de Ratisbonne.

Dans ces conditions, le seul moyen de résoudre la question qui nous occupe est de fixer l'attestation littéraire de notre document. A quelle époque remonte-t-elle? Et comment est-elle constituée?

La première publication du document, dans Khamm ^, ne donne à cet égard aucun éclaircissement ; elle manque de toute indication sur la source à laquelle il est puisé ; mais ainsi que l'apprend la comparaison des textes, l'éditeur n'a utilisé aucun document qui nous soit aujourd'hui inaccessible. On en apprend un peu plus, sans en apprendre autant qu'on pourrait le souhaiter, par la réimpression des deux chartes parue en 1814 dans le tome XXII des Monumenta Boica, « Duorum horum diplomatum ^ », y dit-on à la p. 165, « apographa in prima et ultima « codicis manuscripti seculi xii, pagina cursivo charactere eodem (( œvo usitato exarata inventa sunt. » Si cette indication était conforme à la vérité, la question serait décidée ; l'attestation littéraire de nos chartes remonterait au xn® siècle ; nous devrions nous résoudre bon gré, mal gré à croire à l'exi.stence de deux chartes perdues de Henri pour Sainte- Afra. Mais notre défiance est si grande que nous demandons à être plus exactement renseigné. Quel manuscrit contenait ces deux chartes? Ont-elles été réellement insérées dans le manuscrit par une main du xn^ siècle? Le manuscrit qui existait en 1814 existe-t-il encore et pouvons-nous vérifier l'indication de l'éditeur des Mon, Boica? Cette indication est d'autant moins propre à faire taire nos scrupules que nous ne

abrogées, exactement comme sous Henri IV plus d'un couvent fut d^une manière passagère détaché de cette dépendance. A la vérité le couvent d'Augsbourg en aurait été ainsi dctaclié pondant une plus longue durée; en 1186, le pape confirme encore à Tévcque d'Augsbourg, la possession, entre autres, du couvent de Saint-Ulric. Monuni. Boica, t. XXXIII, 1, p. 45.

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