‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 235 sur 312 · En latin : a charitale Christi · texte numérisé non relu

En latin : a charitale Christi

2. Les mots : an persecutio ? se trouvent après an anguslin ? dans un grand nombre de manuscrits latins, généralement antérieurs à la revision parisienne du milieu du \iw siècle.

.3. Xequr poteslates, neque virtules se lit dans quelques textes, presque tous du midi de la France ou des régions voisines.

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deux versions. Mais voici un texte qui semble intermédiaire entre les deux, et il est picard comme celui qui nous occupe.

Notre nouveau texte a été conservé par deux manuscrits, tous deux du xv" siècle. Le meilleur ne comprend que les Épîtres de saint Paul, c'est le manuscrit 29 d'Amiens. L'autre est un Nouveau Testament qui a appartenu à Jean Daillé; il porte le numéro C. 175 à la Bibliothèque de la Ville de Zurich *. Il sera peut-être intéressant d'en donner quelques extraits, qui pourront faire voir la ressemblance qui peut exister d'une part entre les deux manuscrits picards et la bible, également picarde, de Venise et, d'autre part, entre les divers manuscrits picards et les bibles anglo-normandes.

MS. ZrRIGH c. 175.

(Fol. IlOr'^) Luc, XV, (*'). Uns homs avoit .ij fieus, (««) et li plus josnes dist a son père : Pères, donne moy la porcion de la substanche qui afiert a moi. Et il lui divisa. ('^) Et non après moult de jours. Il plus josnes fieus, toutes coses asamblées, alla en lointaine région et la dissipa sa substance luxurieusement vivant. {^*) Et après che qu^ilot tout consumet, une grant famine fu faite en celle région, et il, conimenchantde avoir indigence, (*^) s'en alla et seaherst a .i. chitoyende celle région, et il l'envoia en sa ville, qu'il gardast les porchiaux. '* Et il desiroit son ventre estre empli des viandes que ilz mangoient. et nulz ne Ten donnoit. (*^) Voir il, retournez en soi, dist : Com grant habondanche de pains ont les merchenaires en la maison de mon père, et je péris chi de faim. (**^j Je me lèverai et iray a mon père et dirai : Pères, je ay pechiet ou ciel et devant toi, (*^) et ja ne sui dignes d'estre évoqués tes fieus. Mais fai moi comme uns de tes merchenaires. i^**. Et levans vint a son père. Voir comme fust encore loing, ses pères le vit et fu meus de miséricorde et contrecourans chey subz son col et le baisa... ('^) Voir li pères dist a ses serfs : Aportez tost la première viesture et lui viestez, et donnez aniel en sa main et cauchementes es pies, (^^) et amenez le viel encrassiet et le ochissiés, et mengons et faisons fieste. (-*] Car cilz mes fieus avoit esté mors et il est ravesquis. il avoit péri et il est retrouvez.

1. J'ai connu co manuscrit trop lard pour en tirer parti pour ma Bible française. Dans la description ({uc j'en ai, du moins, donnée à la fin du livre, je l'ai attribué par erreur a la Bibliothèque cantonale de Zurich.

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