‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 267 sur 312 · Monte Antico dans le Val d'Ombrone (Repetti, I · texte numérisé non relu

Monte Antico dans le Val d'Ombrone (Repetti, I

3. Orlando, dont Bartolorameo et Deo étaient les fils, était un Malavolti (cf. plus loin). Sur Pari deir Ardenghesca et Castiglion-di-Farma, dans le Val di Mersa, sur Gavorrano, dans la Maremme entre Massa et Grosselo, sur les droits qu'y avaient les Malavolti et leurs démêlés avec Sienne et Massa, cf. Repetti, IV, 59, I, 594, II, 416.

4. On sait qu'un des beaux palais du moyen âge, à îSienne, est le palais Buonsignori.

Uaudition des témoins terminée, les délégués se mirent en devoir de rechercher au couvent des Dominicains les écritures qu*on leur avait signalées. Le récit de leurs opérations (trop long pour être publié), ne manque pas d*un certain piquant. Les papiers provenant des Buonsignori formaient un amas confus dans une des caves du couvent, où on les avait abandonnés depuis de longues années. Ils n*intéressaient plus personne, personne n'étant plus tenté de revendiquer une succession aussi mauvaise. Le procès-verbal décrit en termes pittoresques cet entassement de caisses éventrées et pourries laissant échapper leur contenu de livres et de parchemins déjà à moitié réduits en poussière. On trouva entre autres choses les registres de recettes de la dîme perçues par les agents de la société en Angleterre, en l*]cosse, et dans Tltalie centrale et septentrionale ; et deux livres presque concordants, exclusivement consacrés aux opérations que la société faisait avec la Chambre. Les délégués les firent emporter et dépouiller par leur notaire. Le procès-verbal nous a conservé le signalement suivant de Tun d'entre eux.

« Qui quidem liber continebat in se folia sive cartas numéro centum XLI, sicut per numerum singula caria signata erat, incipiens a secundo folio si^nato pro prima caria. In cujus prime carte sive folii principio et summiiate, in prima pagina scripium erat sic videlicel :

In nomine Domini Amen. In quesio liuro ene scripiotucio cio chêne apo la compagnia delà muneia delà décima, et di quelle clie aliène ala Terra Sancta, recevuti in divcrsi parti, et iucto quello che avemo pagato et prestato per la decta ragione, chom' apare pariitamente innanzi.

In secunda vero caria sive folio dicti libri in principio prime pagine ipsius folii scripium erat sic, videlicet :

In nomine Domini Amen. La chiesa di Roma et la Terra Santa debhono avère LV libre X s. I d. Venigiani grossi vintisepte di di giugnoanni settantesei, i quali ebbe Ditaviva Benelli nostro compagne in Vinegia dWldiano di Trevigi priore di Santa Maria Magiore, el fuoro delà décima di Trevigi. Feciene caria per mano di Gaio noiaio di Trevigi chom' apare ali avuti di Dietaviva al liuro d'anno setlanienove aie centoquarante(|uatro carie in una suma di mille VI^ IIII libr. VII II s. X d. di piccioli.

Il y a ensuite une lacune ; la description du manuscrit reprend seulement avec le folio 14; et le notaire, au lieu de le transcrire intégralement, s'est généralement borné à relever ce qui l'intéressait, c'est-à-dire le total de chaque page en vue de dresser un total général des recettes et des dépenses. Lès quelques renseignements qu'il doniie accidentellement sur l'origine de quelques recettes pourraient être utilisées pour une histoire du décime de Lyon et des autres taxes analogues dans le dernier quart du xiii" siècle ; ils sont malheureusement trop fragmentaires pour apprendre grand 'chose.

Eu même temps que ces registres, on trouva un certain nombres de lettres revêtues du sceau de la société écrites par les représentants de la société à Rome à ses chefs ou capitaines résidant à Sienne. Je les reproduis ci-dessous ; elles sont un intéressant spécimen de correspondance d'affaires en langue vulgaire à rapprocher entre autres des lettres déjà publiées par MM. Paoli et Piccolomini K et Emiliani-Giudici -; et elles nous font connaître quelque chose du très orageux règlement de comptes qui eut lieu entre Nicolas IV et ses banquiers. Ces difficultés furent peut-être la cause pour laquelle les Buonsignori et plusieurs de leurs confrères quittèrent la Chambre, sûrement sous Célestin V, et peut-être dès les derniers mois du pontificat de Nicolas IV. On pourrait, d'un passage de la première lettre, inférer que les Chiarenti seuls, et peut-être avec eux les Frescobaldi, étaient restés au service de ce pape.

« Tenores ^ quarumdani litterarum transmissarum par sotios et factores sotietatis de Bonsignoribus in Curia Romana tune teitiporis commoranles, sotiis dicte sotietatis Senis comnjorantes [sic] in effectu, videlicet.

In quadam littera sic transroissa sic continetur inter cetera videlicet.

Domino Fazio, Bonaventura et compagni in Siena, domino Niccolo et compagni di corte salutem etc.

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