‹ Mélanges Paul Fabre; études d'histoire du moyen âgeChapitre 271 sur 312 · Vasari, éd. 1878, vol. I, p · texte numérisé non relu

Vasari, éd. 1878, vol. I, p

2. Storia dellapittura in Italia, vol. Il, Florence, 4883, p. 163-165.

3. H. Thode, Studien zur Geschichte der liai, Kunut im XIV Jahrhun^ dertj dans Repertorium fur Kunstwissenschaft^ XI**" Bd., 1888, p. 1-22. L'étude intitulée Der Meistervom « Triumphe des Todes wi/i Pisa (p. 13-20), où sont exposés pour la première fois les arguments en faveur de Traini, est précédée d'une minutieuse analyse des œuvres de Pietro Lorenzetti (p. 1-13). — I. B. Supino, // Trionfo délia morte e il Giudizio Univernale nel Camposanto di Pwa, dans Archivio Htorico dclVArte, ann. VII, fasc. l,Rome,

4. L B. Supino, // Camposanto di Pisa y Florence, Alinari, 1896.

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retables peints par Traini pour Téglise de Sainte-Catherine de Pise, et d'autres têtes de nos fresques, particulièrement du Jugement Dernier. 11 ny a nul obstacle à imaginer que l'auteur d'une composition théologique aussi forte que le Triomphe de saint Thomas puisse être également celui de l'immense trilogie qui résume les aspirations monacales du moyen âge ; les Dominicains d'ailleurs étaient là pour l'inspirer. Peintre des Dominicains dans leur église de Sainte- Catherine, il était naturel que Traini le fût également au Camposanto, qui était leur œuvre ; et c'est à d'illustres Dominicains tels que Fra Bartolommeo da San Concordio, Fra Cavalca ou Fra Giordano da Rivalto, l'honneur de Pise, que sont dues évidemment les nombreuses inscriptions métriques qui encadrent et qui expliquent le Triomphe de la Mort *. Les dates enfin soutiennent assez bien l'hypothèse. Un curieux document pubUé par M. Simoneschi - semble ruiner définitivement la théorie qui faisait de Traini un élève d'Orcagna ; le Francesco que M. Milanesi nous montre dans l'atelier d'Andréa Orcagna, « in bolegha delV Andréa ^ », n'est évidemment pas Francesco Traini. Dès 1322, Traini était considéré par ses concitoyens comme un peintre de valeur. S'il acheva son instruction auprès de quelque maître renommé, ce ne put être qu'auprès de Simone Martini, qui peignait en 1320 à Pise son délicieux retable de Sainte-Catherine ^. En 1338, loin d'aller travailler dans les ateliers florentins. Traini recevait des élèves dans son atelier pisan. C'est encore à Pise que nous le retrouvons en iSii, année où il achève le retable de saint Dominique pour Téglise de Sainte-Catherine "•.

1. Ces inscriptions, en partie détruites^ ont été retrouvées et publiées intégralement, d*après une copie du xv" siècle, par le savant directeur de la Marciana de Venise, M. le prof. Salomone Morpurgo, qui les a rapprochées, dans un ingénieux commentaire, des œuvres analogues de la littérature de ce temps [Le epigrafi volgnri in rima del « Trionfo délia Morte »>, (M tt Giudizio Universale e Inferno » e degli « Anncoreti » nel Camposanto di Pwa, dans L'Arte, ann. II (1899), fasc. 1-3).

2. L. Simoneschi, Notizie e questioni inlorno a Francesco Traini, Pise, Simoncini, 1898, p. 21-23.

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